M. Berry s’entretenant avec le Premier ministre. Photo Hassan Ibrahim
La nouvelle date sera fixée ultérieurement, a déclaré M. Berry, précisant qu’il est préférable de s’assurer de « la participation de tout le monde à ce type de séances ».
Le chef du législatif s’exprimait à l’issue d’un entretien à Aïn el-Tiné avec le Premier ministre Nagib Mikati. Il a précisé que la décision d’ajourner la réunion a été prise en concertation avec ce dernier.
De son côté, M. Mikati a déclaré à la presse à l’issue de la rencontre que son entretien avec M. Berry était « excellent » et qu’il avait porté sur la situation actuelle.
Interrogé sur les critiques adressées à son gouvernement, le Premier ministre a répondu : « La réponse naturelle à toutes les critiques, c’est notre productivité. Mes propos étaient clairs en ce sens lors de la séance du Conseil des ministres (de mercredi). J’espère qu’il y aura encore plus de productivité (de la part du cabinet) en attendant que le président de la République parachève les consultations qu’il mène avec les pôles d’influence politiques dans le pays afin de trouver une issue à cette crise. »
« Depuis que le gouvernement a été formé, on entend les mêmes mots. Ils (le 14 Mars) veulent le renverser. Pour moi, la démission devrait être un facteur de solution et non un facteur de crise nouvelle », a ajouté M. Mikati.
« Ce qui serait positif, c’est que le Liban n’entre pas dans le vide, d’autant que nous traversons une période difficile au niveau de toute la région », a-t-il dit, laissant ainsi entendre qu’il n’est pas contre une démission du cabinet dans le cas où celle-ci ne mènerait pas à une impasse gouvernementale.
Interrogé sur un contact téléphonique qu’il a eu dernièrement avec le chef du bloc du Futur, Fouad Siniora, M. Mikati a confirmé que ce contact a bien eu lieu, que M. Siniora l’a appelé après son retour du pèlerinage en Arabie saoudite et qu’il lui a transmis ses vœux à cette occasion. « Il n’a pas été question du problème gouvernemental au cours de cet entretien », a-t-il toutefois précisé.
Bou Faour
Par ailleurs, le président de la Chambre a reçu le ministre de l’Économie, Nicolas Nahas, puis celui des Affaires sociales, Waël Bou Faour.
Ce dernier s’est félicité de la décision de M. Berry d’ajourner la séance législative de la Chambre, estimant que cette décision préserve le principe selon lequel « ce qui compte, c’est le quorum national et non pas le quorum constitutionnel ».
Pour M. Bou Faour, ce report témoigne du « respect » que voue le président de la Chambre au pacte national.


Quel Poncif !
20 h 43, le 02 novembre 2012