Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault assure que "des contrôles" seront exercés sur le fonds franco-qatari doté de 100 millions d'euros destiné à soutenir des projets de développement économique en France, dans un entretien publié mardi dans le quotidien Le Parisien.
A la question d'une lectrice du quotidien s'inquiétant que la France puisse ainsi se "vendre" au Qatar, M. Ayrault répond que "la France fait aussi des investissements à l'étranger. Dans une économie ouverte, il ne faut pas décourager les investissements étrangers".
Mais, ajoute-t-il, "je tiens à ce qu'ils se fassent dans la transparence, qu'ils ne mettent pas en cause notre souveraineté et notre indépendance. Il faut être extrêmement vigilant, il y a des contrôles. L'Etat se protège".
S'agissant précisément du fonds franco-qatari évoqué, dit encore le chef du gouvernement, "il est modeste: 100 millions d'euros".
"D'autres fonds existent avec d'autres pays. En revanche, ce que nous refusons c'est toute utilisation de type communautariste. Ce fonds doit rentrer dans un fonds commun où la France apportera (...) sa contribution, pour venir en aide à des projets associatifs, projets de développement économique, créations d'entreprises, mais sans influence", conclut-il.
Le 11 octobre, dans un entretien à RFI, TV5Monde et France24, le président François Hollande avait indiqué que ce fonds serait "créé auprès de la Caisse des dépôts", un organisme public, pour investir dans les banlieues et le reste du territoire français. Et donc, avait-il ajouté, les décisions portant sur les projets à soutenir "seront prises ensemble", entre les deux pays.
Le 15 octobre, Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, avait assuré que son pays n'avait aucune arrière-pensée politique en réalisant des investissements en France.
Le Qatar s'intéresse depuis fin 2011 aux banlieues françaises, auxquelles il voulait dédier à l'origine un fonds de 50 millions d'euros. Le gouvernement français a donné son feu vert et souhaite que de l'argent privé et public s'ajoute au financement qatari.
Des membres de l'opposition UMP (droite) ont demandé une commission d'enquête parlementaire sur les investissements du Qatar en France, où ce pays est notamment propriétaire du club de football professionnel de la capitale, le Paris-Saint-Germain.
A la question d'une lectrice du quotidien s'inquiétant que la France puisse ainsi se "vendre" au Qatar, M. Ayrault répond que "la France fait aussi des investissements à l'étranger. Dans une économie ouverte, il ne faut pas décourager les investissements étrangers".
Mais, ajoute-t-il, "je tiens à ce qu'ils se fassent dans la transparence, qu'ils ne mettent pas en cause notre souveraineté et notre indépendance. Il faut être extrêmement vigilant, il y a des contrôles. L'Etat se protège".
S'agissant précisément du fonds franco-qatari évoqué,...


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