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Moyen Orient et Monde - Peine De Mort

L’ICDP salue les progrès, mais constate qu’il reste des défis à relever

Alors que les militants des droits de l’homme célébraient la Journée mondiale contre la peine de mort le 10 octobre, la Commission internationale contre la peine de mort (ICDP) a réuni d’éminents experts à Madrid qui ont salué les progrès vers l’abolition de la peine capitale dans le monde entier, mais sans ignorer les sérieuses difficultés qu’il reste encore à surmonter. L’ICDP a ainsi déclaré qu’il existait dans le monde un groupe de plus en plus réduit d’États pratiquant des exécutions, qui se trouvait de plus en plus isolé, comme l’Arabie saoudite, la Chine, la Corée du Nord, les États-Unis, l’Iran, l’Irak et le Yémen. « Notre réunion était l’occasion de mettre en lumière la peine capitale, déni suprême des droits humains et pratique cruelle qui provoque d’énormes dégâts dans les sociétés », déclarait Federico Mayor, président de la commission.
Celle-ci a également marqué la Journée mondiale du 10 octobre par deux autres manifestations organisées à Madrid. La première était une table ronde, durant laquelle des experts internationaux ont discuté de l’évolution de la situation dans le monde et ont recensé les difficultés ainsi que les opportunités juridiques et politiques dans les cinq prochaines années. La deuxième manifestation concerne une réunion publique à laquelle les participants ont discuté de la peine de mort et des stratégies visant à exhorter tous les gouvernements à suivre la tendance constatée dans le monde entier vers l’abolition de la peine de mort.
Lors de sa sixième réunion internationale, qui s’est tenue à Madrid les 8 et 9 octobre, la commission a toutefois déclaré que malgré quelques échecs, tels que les 9 exécutions auxquelles a récemment procédé la Gambie et une augmentation inquiétante des exécutions en Iran et en Irak, la tendance vers l’abolition de la peine de mort s’intensifiait. Selon l’ONU, plus des deux tiers de tous les États, soit plus de 150 pays de toutes les régions et de toutes les cultures, ont désormais rejeté la peine capitale en raison de sa cruauté inhérente, de son inefficacité à dissuader le crime et du risque constant d’exécuter un innocent.
En décembre, l’Assemblée générale des Nations unies lancera à nouveau un appel à la minorité des pays qui appliquent encore la peine de mort afin qu’ils mettent en place un moratoire sur les exécutions, ce qui constitue un premier pas vers l’abolition de la peine capitale.
L’ICDP est une organisation indépendante composée de personnalités de renom international, tels Robert Badinter (ex-ministre de la Justice en France), Mohammad Bedjaoui (ancien ministre algérien des Affaires étrangères et ancien juge à la Cour internationale de justice), Ruth Dreifuss (ancienne présidente de Suisse et ex-ministre de l’Intérieur) et Ibrahim Najjar (ancien ministre libanais de la Justice).
Alors que les militants des droits de l’homme célébraient la Journée mondiale contre la peine de mort le 10 octobre, la Commission internationale contre la peine de mort (ICDP) a réuni d’éminents experts à Madrid qui ont salué les progrès vers l’abolition de la peine capitale dans le monde entier, mais sans ignorer les sérieuses difficultés qu’il reste encore à surmonter. L’ICDP a ainsi déclaré qu’il existait dans le monde un groupe de plus en plus réduit d’États pratiquant des exécutions, qui se trouvait de plus en plus isolé, comme l’Arabie saoudite, la Chine, la Corée du Nord, les États-Unis, l’Iran, l’Irak et le Yémen. « Notre réunion était l’occasion de mettre en lumière la peine capitale, déni suprême des droits humains et pratique cruelle qui provoque d’énormes dégâts dans les...
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