Le Conseil des ministres procédera mercredi à une série de nominations et de permutations diplomatiques, débloquant ainsi un dossier suspendu depuis sept années, à moins d’un imprévu qui provoquerait encore une fois son ajournement.
Il convient de signaler que le nouveau train de permutations diplomatiques a pu voir le jour grâce à une entente qui s’est dégagée autour du dossier, à la faveur de contacts intensifs menés avec les leaders du 8 Mars ainsi qu’avec des chefs religieux. Les nominations se rapportent à 39 postes diplomatiques laissés vacants : dix-neuf conseillers doivent être élevés au rang d’ambassadeurs et plusieurs chefs de missions diplomatiques doivent être mutés après avoir dépassé la période de 5 ans à un même poste.
L’ambassadeur Wafic Rhaimy sera nommé secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, poste dont il assumait jusqu’à présent l’intérim. L’ambassadeur Charbel Wehbé sera ramené du Venezuela à l’administration centrale où il sera nommé directeur des Affaires politiques. Muté de Dakar à Beyrouth, l’ambassadeur Michel Haddad sera nommé directeur des Affaires financières et administratives à l’administration centrale.
Les ambassadeurs suivants maintiendront leurs postes : Antoine Chédid à Washington, Boutros Assaker en France, Inaam Osseirane en Grande-Bretagne, Nawaf Salam aux Nations unies, Najla Riachi à Genève, en tant qu’ambassadrice auprès des organisations internationales, et Ramez Dimachkiyé à Berlin.
L’ambassadeur Farid Abboud sera muté de Tunisie à Pékin, et Chawki Nassar sera nommé à Moscou après avoir été élevé au rang d’ambassadeur.
L’ambassadeur Charbel Estéphan sera nommé à Rome et Charbel Aoun à Madrid, après avoir été muté de Amman. L’ambassadeur Rami Mourtada, en poste à Damas, dirigera la mission diplomatique libanaise à Bruxelles. Il représentera le Liban auprès de la Belgique et de l’Union européenne. De Tokyo, l’ambassadeur Mohammad Haraké ira à Berne, et son collègue Wassim el-Hajj, chargé d’affaires à Moscou, ira à Téhéran. L’ambassadeur Mansour Abdallah sera muté de l’administration centrale à Ankara et son collègue, Abdel Sattar Issa, à Riyad. En poste en Chine, Mohammad Sakineh, élevé au rang d’ambassadeur, sera nommé en Libye et Hassan Najm à Doha. L’ambassadeur actuel du Liban à Qatar, Hassan Saad, ira à Abou Dhabi et Houssam Diab, actuellement à l’administration centrale, représentera le Liban au sultanat d’Oman, après avoir été élevé au rang d’ambassadeur. M. Ibrahim Assad restera chargé d’affaires à Bahreïn.
Les ambassadeurs nommés hors cadre sont les suivants : pour les maronites, Khalil Karam à l’Unesco, en remplacement de Sylvie Fadlallah qui a pris sa retraite, Antonio Andari en Argentine et Élias Lebbos au Venezuela. Pour les sunnites, Ramez Dimachkiyé, Omar Héloué, Moustapha Adib qui restera à l’administration centrale, délégué auprès de la présidence du Conseil, et Khodr Héloué au Koweït. Pour les grecs-catholiques, Élie Turk, directeur du protocole au ministère des Affaires étrangères, et pour les druzes, le général Bassam Abou el-Hassan.
Il reste que le problème qui a retardé la qualification d’un grand nombre de secrétaires qui auraient pu être élevés au rang de conseillers ou même d’ambassadeurs n’a toujours pas été réglé. Il s’agit, rappelle-t-on, du recours qu’un groupe de 19 secrétaires ont présenté devant le Conseil d’État pour que les années qu’ils ont passées dans d’autres administrations, notamment à la direction des Émigrés, soient comptabilisées.
Le président de la Chambre, Nabih Berry, soutient le projet de permutations qui sera examiné mercredi en Conseil des ministres, mais à condition que le dossier des secrétaires reste en suspens en attendant que le Conseil d’État prononce son verdict. Sa fille, rappelle-t-on, fait partie des plaignants.
L’ambassadeur Wafic Rhaimy sera nommé secrétaire général du...


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HÂMÎHA HARAMÎHA !
08 h 35, le 29 octobre 2012