Retour inopiné à Tyr avec, de droite à gauche, Sami Salha et sa nièce Yvonne, Mgr Jean Haddad, et Raymond et Amale Salha.
Ils sont quatre frères, fils du médecin Ibrahim Salha, établis depuis plus de trente ans aux États-Unis, où ils ont fondé des familles et travaillé dans le développement informatique. Ils n’ont plus pensé retourner au Liban, jugeant la région dangereuse, mais n’ont toutefois pas coupé définitivement les liens.
Voilà ainsi que le jour de la fête de la Croix, tenue par la famille Salha à Tyr, leur ville natale, l’un d’entre eux, Sami, surprend son cousin Raymond vivant sur place, en l’appelant pour venir le visiter le jour même. L’évêque grec-catholique Jean Haddad était invité à déjeuner après la messe, et voilà Sami et sa nièce Yvonne, fille d’Élias, qui se joignent à la famille, grâce à un miracle occasionné par la venue du pape au Liban.
Un mois auparavant, les frères Salha étaient réunis pour fêter le 90e anniversaire de leur maman, Yvonne Habbouche, originaire de Machghara, en son domicile à Minneapolis (Minnesota). Ils ont eu vent du voyage spécial au Liban organisé par le curé de la paroisse maronite, Charbel Maroun, à l’occasion de la visite du pape Benoît XVI. Sami et Yvonne, qui porte le nom de sa grand-mère, n’hésitèrent pas une seconde à s’embarquer dans l’aventure, avec une quarantaine de Libanais d’origine d’un âge avancé, partant pour la première fois à la découverte du Liban.
Le point fort de leur voyage fut la messe papale, célébrée le dimanche 16 septembre à Beyrouth, mais l’émotion grandissait au fur et à mesure des rencontres avec des parents et amis proches ou lointains.
Yvonne, dont la mère Darinka est bulgare, travaille dans l’immobilier à Miami. Elle est passionnée de voyages et adore faire la cuisine, notamment libanaise. Ayant l’esprit d’entreprise, elle a repéré dans les vieux souks des objets susceptibles d’intéresser la clientèle américaine, et pense revenir bientôt après avoir fait une étude de marché en Floride.
Quant à Sami, il a promis de préparer un voyage pour toute la famille, dont il a ramené un joli film monté par lui-même. Grand amateur de cinéma, son principal hobby est en effet la réalisation de courts métrages, documentaires ou comiques, qu’il présente régulièrement au Festival de Cannes.
Mgr Charbel Maroun,
un prêtre très apprécié
Les paroissiens de l’église Saint-Maron à Minneapolis ne tarissent pas d’éloges envers leur curé, Mgr Charbel Maroun (natif de Jal el-Dib), élevé à ce rang en 2007. Il avait été ordonné prêtre dix-huit ans auparavant, après être entré durant cinq ans au séminaire maronite de Washington DC, où il fut diplômé en philosophie et en théologie. Sa paroisse compte 290 familles, dont il est la source d’inspiration religieuse.
N.F.


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