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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Us

« On va passer une nuit blanche... »

Obama se lance dans une tournée effrénée de 40 heures pour contrer Romney.

Barack Obama prenant une pause déjeuner avec des volontaires féminines de son équipe de campagne dans une pizzéria de Davenport, dans l’Iowa. Mandel Ngan/AFP

Le président américain Barack Obama s’est lancé hier dans une tournée de 40 heures dans huit États, espérant arracher des voix décisives pour empêcher son adversaire Mitt Romney de conquérir la Maison-Blanche.
« C’est la première étape d’un gros marathon électoral. On va passer une nuit blanche », a plaisanté M. Obama lors d’un discours dans l’Iowa, l’un des États qui pourraient décider du résultat de la présidentielle le 6 novembre. Dans la ville de Davenport, M. Obama a repris ses arguments contre M. Romney. « Il n’y a pas de question plus importante dans une campagne présidentielle que la confiance », a-t-il martelé, sous-entendant que M. Romney n’en est pas digne. Le président devait ensuite se rendre au Colorado et au Nevada, avec une parenthèse à Los Angeles pour enregistrer l’émission de télévision nocturne du comique Jay Leno. Étant donné le décalage horaire de trois heures entre les côtes est et ouest des États-Unis, son dernier discours à Las Vegas aura lieu après minuit, heure de Washington. Mais pas question de se reposer. M. Obama est en effet attendu en Floride, à l’autre bout du pays, ce matin. Il poursuivra par la Virginie et l’Ohio, avec un crochet par son fief de Chicago, où il votera en avance.

« Volonté de Dieu »
Pour sa part, faisant campagne au Nevada, M. Romney a affiché sa confiance en une dynamique favorable, assurant que la campagne de M. Obama est « en train de décrocher ».
Mais son camp a dans le même temps dû désapprouver, pour la deuxième fois depuis cet été, des déclarations d’un candidat républicain au Sénat sur l’avortement. Ce candidat dans l’Indiana, Richard Mourdock, a affirmé qu’une grossesse issue d’un viol était « une volonté de Dieu », donnant une ouverture à M. Obama pour présenter à nouveau les républicains comme des extrémistes en matière de droits des femmes. « Le président estime que ces déclarations étaient choquantes et insultantes envers les femmes. Cela vient rappeler qu’un Congrès républicain œuvrant avec un président républicain (Mitt Romney) estimerait que les femmes ne peuvent pas faire leur propre choix sur leur santé », a affirmé la porte-parole de l’équipe de campagne de M. Obama, Jennifer Psaki. La porte-parole de M. Romney, Andrea Saul, avait auparavant souligné que le candidat républicain était en désaccord avec les déclarations de Richard Mourdock. « Nous ne sommes pas d’accord sur la conduite à adopter dans les cas exceptionnels de viol ou d’inceste, mais nous continuons à soutenir Richard Mourdock », a-t-elle expliqué.


Revenant sur la campagne, Mme Psaki a affirmé que « la course sera sur le fil du rasoir jusqu’à la fin ». « Nous sommes à égalité ou devant dans tous les États-clés. Nous sommes en tête du vote anticipé dans tous les États-clés », a-t-elle souligné. Les sondages dans les États décisifs montrent toujours pour la plupart une égalité ou un léger avantage pour M. Obama, mais ils restent dans la marge d’erreur, augurant d’une campagne acharnée pour tenter de convaincre les derniers indécis. En outre, M. Romney dépasse de peu M. Obama dans les intentions de vote au plan national. À l’étranger, selon un sondage présenté hier par la BBC et réalisé cet été dans 21 pays, M. Obama est plébiscité. La France arrive en tête des pays touchés par l’obamania, avec 72 % d’opinions favorables, tandis que le Pakistan est le seul à afficher une préférence pour le candidat républicain.


Dans son offensive généralisée pour rassembler les électeurs, l’équipe Obama a ainsi rappelé que l’élection de 2000 s’était jouée à 537 voix, en Floride. « Si vous pensez que votre voix ne compte pas, qu’elle n’aura pas d’importance... À l’époque, il y a au moins 537 personnes qui ont pensé la même chose », ont affirmé les démocrates dans une vidéo. Quant à eux, les républicains ont remobilisé l’acteur octogénaire Clint Eastwood, déjà venu soutenir M. Romney à sa convention présidentielle fin août, dans un clip où il dit que quatre années supplémentaires de Barack Obama mettraient l’Amérique « à genoux ». « Notre pays ne s’en remettrait pas », assure-t-il. De ce fait, les derniers jours de la campagne promettent un déchaînement de bluff, de propagande, voire de coups fourrés.

Retrouvez toutes nos informations sur la présidentielle américaine dans notre dossier spécial.

Le président américain Barack Obama s’est lancé hier dans une tournée de 40 heures dans huit États, espérant arracher des voix décisives pour empêcher son adversaire Mitt Romney de conquérir la Maison-Blanche.« C’est la première étape d’un gros marathon électoral. On va passer une nuit blanche », a plaisanté M. Obama lors d’un discours dans l’Iowa, l’un des États qui pourraient décider du résultat de la présidentielle le 6 novembre. Dans la ville de Davenport, M. Obama a repris ses arguments contre M. Romney. « Il n’y a pas de question plus importante dans une campagne présidentielle que la confiance », a-t-il martelé, sous-entendant que M. Romney n’en est pas digne. Le président devait ensuite se rendre au Colorado et au Nevada, avec une parenthèse à Los Angeles pour enregistrer...
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