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Nos lecteurs ont la parole

Demandons d’urgence un responsable de la circulation routière

Émile SFEIR
Si nous nous considérons être des citoyens d’un pays évolué, il est important que l’exemple de la vraie citoyenneté nous vienne d’en haut, de ceux qui sont en charge de notre destinée. Ceux-là mêmes qui sont nommés pour gérer les affaires de l’État doivent être des modèles de probité, de compétence et de loyauté à la chose publique. Que chacun d’eux se consacre entièrement à relever le niveau du pays dans le domaine de ses responsabilités, qu’il ne s’acharne pas (inutilement...) à poser ou résoudre ou défendre des problèmes politiques qui ne relèvent pas de son domaine, laissant insolubles par contre des problèmes urgents dont il a directement la charge et dont la solution pourrait améliorer le bien-être des citoyens.
À commencer, à titre d’exemple, par le problème des embouteillages dans les villes et sur les axes principaux qui desservent ces villes. Devant l’explosion du marché de l’immobilier, des centres de commerce et d’habitation, et des tours gratte-ciel, devant la disparition progressive des parcelles de terrain qui servent de parkings publics, devant la ruée des voitures neuves ou usagées qui déferlent par centaines de milliers sur notre réseau routier, devant la médiocrité de la surveillance routière, l’ignorance, le manque d’entraînement, le laisser-aller des agents de la circulation, devant l’absence d’un réseau de transport en commun public bien géré et bien organisé, devant tous ces aléas de la circulation routière, le Libanais a le cauchemar à chaque fois qu’il doit prendre sa voiture pour circuler à Beyrouth et dans les grandes villes.
L’essor économique enregistré dans le domaine de l’immobilier et cette affluence de voitures qui inondent nos routes sont des facteurs qui rabaissent le standing de la capitale s’ils ne sont pas accompagnés et suivis par une autorité publique active, à la hauteur de ses responsabilités et des aspirations des citoyens.
Mais quelle est donc cette autorité publique responsable?
Qu’en est-il de ces projets de parkings publics dont on nous parle depuis une décennie? Des parkings sous les jardins publics, sous les grandes places publiques et sous les biens-fonds
municipaux ?
Qu’en est-il de la mise en chantier du projet de transport en commun public?
Qu’en est-il de l’exécution du projet de routes et d’avenues étudié et approuvé, tels que l’avenue de l’Hôtel-Dieu - Sassine - La Sagesse - Mar Mikhaël coupée en son milieu et donnant lieu à un trafic perturbé à près d’un kilomètre en amont?
Qu’en est-il des routes adjacentes au jardin de Sioufi où les encombrements sont inextricables et les klaxons assourdissants?
Qu’en est-il de cette sortie nord de Beyrouth où le trafic est bloqué jusqu’au tunnel de Dbayé, casse-tête de tous les Libanais qui habitent au nord de Beyrouth?
Les responsables de la circulation routière dans les différents services et établissements de l’État sont-ils conscients de l’énormité des problèmes auxquels ils sont supposés être confrontés? Vraiment conscients qu’à l’heure actuelle nous circulons à pas de tortue et que, dans quelques petites années, il ne nous sera plus possible du tout de circuler en voiture et encore moins de garer à Beyrouth et dans les grandes villes?
Qu’avez-vous fait, que faites-vous pour prévenir et résoudre ce qui est devenu, à force de laxisme, un casse-tête?...

Émile SFEIR
Ingénieur
Si nous nous considérons être des citoyens d’un pays évolué, il est important que l’exemple de la vraie citoyenneté nous vienne d’en haut, de ceux qui sont en charge de notre destinée. Ceux-là mêmes qui sont nommés pour gérer les affaires de l’État doivent être des modèles de probité, de compétence et de loyauté à la chose publique. Que chacun d’eux se consacre entièrement à relever le niveau du pays dans le domaine de ses responsabilités, qu’il ne s’acharne pas (inutilement...) à poser ou résoudre ou défendre des problèmes politiques qui ne relèvent pas de son domaine, laissant insolubles par contre des problèmes urgents dont il a directement la charge et dont la solution pourrait améliorer le bien-être des citoyens. À commencer, à titre d’exemple, par le problème des embouteillages dans...
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