"L'attentat survenu à Beyrouth mérite la plus ferme condamnation pour son absurde violence meurtrière", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi.
Cet attentat "est contraire aux efforts et aux engagements pour maintenir une cohabitation pacifique au Liban", a-t-il ajouté.
"Tout en prenant part avec compassion à la douleur et aux blessures de tant de personnes, il est à souhaiter que cet événement horrible ne soit pas une occasion pour un accroissement de la violence", a-t-il espéré. Au contraire, "le Liban doit représenter, comme l'a répété plusieurs fois le pape, un message de paix et d'espérance pour ses habitants et ceux de toute la région".
Au moins trois personnes ont été tuées et 78 autres blessées vendredi dans un attentat à la voiture piégée qui a secoué Beyrouth, ravivant l'inquiétude d'un débordement du conflit syrien, qui divise les Libanais.
La puissante explosion, la première du genre dans la région de Beyrouth depuis 2008, fait craindre une reprise des attentats et des assassinats qui avaient frappé le Liban entre 2005 et 2008, et qui avaient visé des personnalités libanaises hostiles à Damas, ancienne puissance de tutelle.
Lors de son voyage au Liban en septembre, le pape avait appelé la communauté internationale, et particulièrement les pays arabes, à agir pour trouver des solutions aux conflits qui ensanglantent la région, notamment en Syrie.
Il avait condamné le fondamentalisme religieux et beaucoup insisté pour le respect mutuel entre chrétiens et musulmans dans toute la région.


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