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À La Une - Rapport Sur La Résolution 1559

Ban : Le drone hezbollahi, une menace contre la stabilité du Liban

Le secrétaire général de l'ONU dénonce des activités militaires qui "vont à l'encontre de la politique de distanciation adoptée par le gouvernement vis-à-vis de la crise syrienne."

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Photo d'archives/

Dans son rapport sur l’application de la résolution 1559, publié jeudi, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a évoqué l'envoi par le Hezbollah du drone survolant le territoire israélien. "Le lancement du drone est une provocation qui pourrait mener à une dangereuse escalade menaçant la stabilité du Liban", a-t-il dénoncé. Le secrétaire général de l'ONU a de ce fait appelé le parti chiite à ne pas s'engager dans des activités militaires ni à l'intérieur ni à l'extérieur du pays.

 

Le mouvement chiite libanais a revendiqué jeudi dernier l'envoi du drone. 

Qualifiant cette opération de "très importante dans l’histoire de la révolution libanaise contre l’Etat sioniste", le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a retracé l’itinéraire de l’avion "qui ne sera ni le premier ni le dernier que nous envoyons".

 

(Pour mémoire : Nasrallah : Le drone abattu en Israël appartient au Hezbollah, et ne sera ni le premier ni le dernier...)


L'appareil a été abattu le samedi 6 octobre par les forces israéliennes à proximité de la Cisjordanie après avoir survolé le territoire de l’Etat hébreu sur 55 kilomètres.

 

Ban Ki-moon a également évoqué des rapports faisant état de l'implication du parti chiite ainsi que d'autres forces politiques au Liban dans le conflit syrien. Selon son rapport, des Etats membres de l'ONU ont soulevé avec inquiétude la question des militants du Hezbollah tués en Syrie après avoir combattu les éléments armés de l'oppositon syrienne.

"Ces activités militaires vont à l'encontre de la politique de distanciation adoptée par le gouvernement libanais (vis-à-vis de la crise syrienne), dont le Hezbollah fait partie, et menacent la stabilité du Liban", a estimé M. Ban. 

 

Lors de son dernier discours, le chef du Hezbollah a reconnu que des membres de son parti combattaient les rebelles syriens mais à titre individuel et sans mandat du mouvement. Des déclarations faites après les funérailles de combattants tués en territoire syrien dans "l'exercice de leur devoir jihadiste", selon le parti chiite.

 

Les combats ont lieu dans des villages situés en Syrie mais habités par des Libanais, la frontière n'ayant pas de tracé clair et beaucoup de villages étant à cheval entre les deux pays.

 

(Lire aussi : A la frontière libano-syrienne, des heurts quotidiens entre combattants pro-Hezbollah et rebelles)


Mercredi, le médiateur international Lakhdar Brahimi de passage à Beyrouth a lancé la même mise en garde : "La crise syrienne ne peut pas rester confinée indéfiniment au terriroire syrien. Soit elle est réglée, soit elle s'aggravera, débordera, et mettra (la région) à feu et à sang", a-t-il averti.

 

Dans son rapport, Ban Ki-moon a toutefois salué les efforts du président Michel Sleiman et du Premier ministre Nagib Mikati qui ont "réussi malgré les pressions internes et externes à faire prévaloir la politique de distanciation du Liban de la crise syrienne". "Je les appelle à poursuivre dans cette politique et à coordonner avec toutes les parties afin de préserver la sécurité et la stabilité du Liban dans les circonstances difficiles", a poursuivi M. Ban.

 

Le rapport a souligné par ailleurs que des milices libanaises et non libanaises menacent par leurs activités militaires la stabilité du pays et de la région. Cela renforce, selon lui, "le besoin pour le gouvernement et l'armée libanaise à intensifier leurs efforts afin d'aboutir à un total monopole sur la possession des armes et l'utilisation de la force à travers le Liban."

 

 

Lire aussi:

La petite phrase de Brahimi..., l'article de Scarlett Haddad.


Pour mémoire :

Appel des démocrates chiites à « ne pas transformer la résistance en équipe de bourreaux syriens »

 

 

Dans son rapport sur l’application de la résolution 1559, publié jeudi, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a évoqué l'envoi par le Hezbollah du drone survolant le territoire israélien. "Le lancement du drone est une provocation qui pourrait mener à une dangereuse escalade menaçant la stabilité du Liban", a-t-il dénoncé. Le secrétaire général de l'ONU a de ce fait appelé le parti chiite à ne pas s'engager dans des activités militaires ni à l'intérieur ni à l'extérieur du pays.
 
Le mouvement chiite libanais a revendiqué jeudi dernier l'envoi du drone. 
Qualifiant cette opération de "très importante dans l’histoire de la révolution libanaise contre l’Etat sioniste", le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a retracé l’itinéraire de l’avion "qui ne sera ni le premier ni...
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