La Russie s'est dite mercredi "très préoccupée" par les nouvelles sanctions décidées lundi par l'Union européenne contre l'Iran, qui "sapent la reprise de négociations" qu'elle souhaite pour sa part organiser, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
"Nous sommes très préoccupés par l'adoption par l'Union européenne le 15 octobre d'une nouvelle série de sanctions unilatérales contre l'Iran", a déclaré le ministère dans ce communiqué.
"Nous le répétons : nous ne considérons pas les sanctions unilatérales, introduites par des Etats ou des groupes d'Etats en contournant le Conseil de sécurité de l'ONU, comme des instruments légitimes de politique internationale", ajoute le ministère russe.
Les sanctions décidées par l'Union européenne "sapent la reprise de négociations avec l'Iran, dans lesquelles à notre avis était enregistré un progrès", poursuit la diplomatie russe qui qualifie ce type de mesures d'"inacceptables".
"Nous sommes de nouveau contraints de constater que les gestes inconsidérés de pays de l'Union européenne portent un coup sensible à l'unité du groupe des Six" négociateurs internationaux, déclare Moscou.
"Nous allons continuer d'oeuvrer avec constance pour l'organisation la plus rapide possible du prochain round dans le format Six + Iran", conclut le ministère des Affaires étrangères.
Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis lundi à Luxembourg, ont adopté de nouvelles sanctions qui viennent s'ajouter à un arsenal déjà très sévère, notamment depuis l'embargo pétrolier entré en vigueur en juillet dernier.
L'UE s'attaque aux transactions financières avec une interdiction de principe de toute transaction entre les banques européennes et iraniennes, avec des exemptions accordées au cas par cas pour permettre la poursuite du commerce légitime.
S'y ajoutent des sanctions renforcées contre la Banque centrale iranienne, de nouvelles restrictions sur le transport d'hydrocarbures ou l'interdiction d'importer du gaz iranien.
Un ministre iranien et 34 sociétés actives notamment dans le secteur du pétrole et du gaz viendront allonger les listes noires de l'UE des gels d'avoirs et interdictions de visa, selon un diplomate.
Les pays occidentaux et Israël accusent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique sous prétexte de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran a toujours démenti.
Les négociations entre l'Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) sont dans l'impasse.
Certains pays, comme la Russie, envisagent de reformuler l'offre des grandes puissances à l'Iran pour relancer les négociations mais "rien ne bougera avant les élections américaines", a déclaré un diplomate occidental.
"Nous sommes très préoccupés par l'adoption par l'Union européenne le 15 octobre d'une nouvelle série de sanctions unilatérales contre l'Iran", a déclaré le ministère dans ce communiqué.
"Nous le répétons : nous ne considérons pas les sanctions unilatérales, introduites par des Etats ou des groupes d'Etats en contournant le Conseil de sécurité de l'ONU, comme des instruments légitimes de politique internationale", ajoute le ministère russe.
Les sanctions décidées par l'Union européenne "sapent la reprise de négociations avec l'Iran, dans...


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