Le 1er octobre, la Cour de cassation avait confirmé des peines de prison de un mois à 5 ans pour neuf médecins et membres du personnel médical. Cinq sont incarcérés alors que les quatre autres ont déjà purgé leurs peines. Ils font partie d’un groupe de 20 employés de l’hôpital public Salmaniya de Manama qui avaient été poursuivis pour soutien aux manifestants chiites lors de la contestation. Ces employés ont été condamnés par un tribunal spécial. Neuf ont été acquittés en appel et deux, qui sont en fuite, n’ont pas été rejugés.
Human Rights Watch (HRW) a appelé la semaine dernière le roi de Bahreïn Hamad ben Issa al-Khalifa à intervenir pour faire « annuler » les condamnations en cassation car elles « étaient en partie fondées sur des aveux obtenus sous la torture et selon des procédures fondamentalement injustes ».
Le Wefaq
Par ailleurs, le chef du groupe de l’opposition el-Wefaq, cheikh Ali Salmane, a été interrogé hier par la police de Manama sur des questions « confessionnelles et de sécurité » évoquées lors d’une récente visite en Égypte, a rapporté l’agence officielle BNA. Convoqué à la direction générale des investigations criminelles, cheikh Salmane a été interrogé aussi sur « son ingérence dans les affaires internes d’Égypte » lors de cette visite, a ajouté l’agence sans donner plus de précisions. Au terme de l’interrogatoire, « un procès verbal (...) a été communiqué au ministère public pour prendre les mesures nécessaires » à l’encontre du chef du Wefaq, a indiqué l’agence.
Dans un communiqué, le Wefaq a dénoncé « un procès politique » de son chef qui a été soumis à « une quarantaine de questions » sur les raisons de sa visite en Égypte du 7 au 12 octobre, ses entretiens et ses déclarations dans ce pays ainsi que sur l’attitude de son groupe à l’égard de la violence. Le Wefaq a dénoncé cette mesure qui fait partie « des restrictions sur la liberté d’expression » et qui témoigne de « l’absence de crédibilité » dans les déclarations du pouvoir sur sa disposition au « dialogue et à un règlement politique » de la crise à Bahreïn.
(Source : AFP)

