La coalition au pouvoir en Tunisie, dirigée par les islamistes, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche un compromis sur le contenu de la future Constitution, un accord qui intervient après une longue période de tensions politiques. Les trois partis de la coalition se sont également accordés pour « proposer la date du 23 juin 2013 pour la tenue des prochaines élections législatives et présidentielle, un deuxième tour de la présidentielle devant se tenir le 7 juillet », a expliqué dans un communiqué le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement. Le communiqué signé par les trois partis de la coalition, Ennahda et deux formations de centre-gauche, Ettakatol et le Congrès pour la République (CPR), annonce aussi qu’un compromis a été trouvé sur la nature du régime politique qui doit être défini dans la future Constitution. Cet accord prévoit « un régime politique mixte dans lequel le président sera élu au suffrage universel pour un meilleur équilibre des pouvoirs et au sein du pouvoir exécutif », explique le communiqué. « C’est une bonne nouvelle », a réagi Béji Caïd Essebsi, qui a dirigé le deuxième gouvernement de transition après la chute du président Zine el-Abidine ben Ali en janvier 2011 et qui préside le parti Nida’ Tounès (L’appel de la Tunisie). Il a toutefois déploré que cette annonce ait été faite avant l’ouverture le 16 octobre d’un dialogue national de l’ensemble des forces politiques tunisiennes auquel a appelé l’Union générale des travailleurs tunisiens (la centrale syndicale, UGTT). « Nous prenons positivement acte de l’annonce de la troïka et de sa prise de conscience alors qu’elle refusait d’admettre que la date de 23 octobre marque la fin de son mandat », a de son côté déclaré Maya Jribi, secrétaire générale du Parti républicain. Lors de l’élection de l’Assemblée nationale constituante (ANC) le 23 octobre 2011, les principales forces politiques s’étaient engagées à rédiger la Constitution en un an, et une partie de l’opposition juge dès lors que l’ANC et le gouvernement dominé par les islamistes perdront leur légitimité à cette date anniversaire. Dans le compromis annoncé dans la nuit, les trois partis se sont aussi mis d’accord sur la formation d’une commission électorale indépendante et sur un candidat à sa présidence. Enfin, la coalition au pouvoir a décidé de créer « une instance supérieure de l’audiovisuel », réclamée depuis des mois par la profession alors que les islamistes d’Ennahda sont accusés de nommer leurs partisans à la tête des télévisions et radios publiques dans le but de les contrôler. (Source : AFP)
La coalition au pouvoir en Tunisie, dirigée par les islamistes, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche un compromis sur le contenu de la future Constitution, un accord qui intervient après une longue période de tensions politiques. Les trois partis de la coalition se sont également accordés pour « proposer la date du 23 juin 2013 pour la tenue des prochaines élections législatives et présidentielle, un deuxième tour de la présidentielle devant se tenir le 7 juillet », a expliqué dans un communiqué le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement. Le communiqué signé par les trois partis de la coalition, Ennahda et deux formations de centre-gauche, Ettakatol et le Congrès pour la République (CPR), annonce aussi qu’un compromis a été trouvé sur la nature du régime politique qui doit être défini dans...
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