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Villa Clara, charme et convivialité

C’est une maison d’un bleu à la fois doux et éclatant qui date de 1920, cachée derrière des arbres également centenaires, derniers survivants dans une ville décapitée de tous ses verts. L’enseigne, discrète, à l’extérieur, balance au rythme du vent d’octobre. La terrasse, jonchée de feuilles mortes et de tables de bistro rouges, ressemble à un paysage impressionniste et gourmand qui porte le nom de Villa Clara.

Olivier Gougeon aux fourneaux, au milieu de sa collection de marmites.

La princesse Clara n’a pas école aujourd’hui. Du haut de ses presque 4 ans, elle cherche son trône, un vieux et petit bureau d’écolier en bois posé dans un coin du gazon, puis s’y installe pour gribouiller quelques dessins. Dans ce lieu serein et magique, baptisé pour elle Villa Clara, ses parents Olivier et Marie-Hélène Gougeon ont installé leur rêve et leurs ambitions : un hôtel de charme, au cœur de Mar Mikhael, avec 7 chambres, un bistrot-café en extérieur, le terrain de pétanque en sus, et un restaurant plus classique à l’intérieur qui propose la « cuisine d’un chef français qui vit au Liban depuis 12 ans et connaît de nombreux producteurs locaux », dixit le chef.


Durant ses années de vie libanaise, Olivier Gougeon a en effet multiplié les expériences professionnelles et culinaires. Elles l’ont mené du restaurant Aziz au Eddé Yard de Jbeil, en passant par Saïfi et son fameux Balima. « Ce qui m’a amusé dans ce dernier projet, c’était, comme pour Jbeil lorsque j’ai collaboré avec les Eddé, de créer une ambiance de café de quartier et de donner une âme à une place qui manquait de vie. »

 

 


Pari réussi, mais partiellement, puisque Gougeon est resté sur son envie de retrouver les fourneaux et de « faire de la cuisine ». « J’ai voulu, confie-t-il, trouver un endroit dans Beyrouth où je pourrais m’épanouir. » Alors, lorsqu’il part en voyage en ce jour de juin, son épouse tombe sur cette vieille maison en ruine, sale et désespérée, elle le conjure de vite rentrer. Le choix s’impose alors comme une évidence. Trop beau pour être vrai, trop beau pour ne pas aussi la transformer en hôtel de charme. « Nous voulions, aussi, en faire une destination. » Coup de foudre en juin, signature en octobre. Grâce à un prêt de Kafalat, le chantier est lancé, supervisé par l’architecte Ramy Boutros. Il en dessine les grandes lignes, en parfaite harmonie avec le couple qui y installe ses souvenirs et ses coups de cœur, glanés dans les puces et autres ventes aux enchères de France : du mobilier, certaines pièces sont signées Andrée Putman, d’autres récupérées de l’hôtel Saint-James, des fauteuils du Sénat style Napoléon III, un superbe lustre Murano ou enfin des pièces plus personnelles qui ont une grande valeur sentimentale.


Dehors, pensent-ils, on installera une terrasse informelle avec un menu affiché sur le tableau en fonction du marché du jour. Les enfants pourront déambuler dans l’espace qui leur est consacré. Les plus âgés organiser des parties de pétanque, si l’envie les prenait. À l’intérieur, pensent-ils encore, un restaurant avec 28 places assises, accueillera les amoureux de la cuisine bourgeoise française traditionnelle, recomposée tous les jours. L’atmosphère y est parisienne, et un bel hommage à l’univers du maître à penser et cuisiner d’Olivier, Jules Gouffé, cuisinier et pâtissier français du XIXe siècle, surnommé « l’apôtre de la cuisine décorative ».

 


Mais il était impossible de ne pas user et abuser de ce charmant bâtiment pour en faire un hôtel... de charme... Les 7 chambres, à l’étage, décorées différemment, certaines ont leur terrasse, sont une invitation au voyage.
Fin d’après-midi, la journée tombe sur Villa Clara. Quelques personnes sont attablées à la terrasse depuis plus d’une heure. L’apéritif a remplacé le café et les gaufres. Les enfants et la princesse sont rentrés chez eux. Olivier et son épouse se préparent à attaquer une nouvelle soirée. Elle en sera la tête et lui l’âme parfumée.


La princesse Clara n’a pas école aujourd’hui. Du haut de ses presque 4 ans, elle cherche son trône, un vieux et petit bureau d’écolier en bois posé dans un coin du gazon, puis s’y installe pour gribouiller quelques dessins. Dans ce lieu serein et magique, baptisé pour elle Villa Clara, ses parents Olivier et Marie-Hélène Gougeon ont installé leur rêve et leurs ambitions : un...

commentaires (2)

Bravo,monsieur...à très bientôt!

GEDEON Christian

04 h 51, le 16 octobre 2012

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Commentaires (2)

  • Bravo,monsieur...à très bientôt!

    GEDEON Christian

    04 h 51, le 16 octobre 2012

  • Bravo et félicitations aux novueaux-maitres des lieux et ambassadeurs du savoir faire et bon goût culinaire bien français qui servira à rehausser le standing de la bonne table libanaise ! En attendant de pouvoir déguster les bons plats mijotés avec amour par Monsieur Olivier Gougeon à qui nous souhaitons plein succés, merci de me communiquer les coordonnées et adresse de la Villa Clara. Cordialement. F. TAMIM

    TAMIN SAMIR FAROUCK

    10 h 39, le 15 octobre 2012