Suite à l’article de notre collègue Michel Hajji Georgiou paru dans notre édition d’hier sous le titre « Au festival de la haine contre May Chidiac », nous avons reçu du bureau d’information du Courant patriotique libre le droit de réponse suivant :
« Il est de l’antiaounisme comme il en est de l’anticommunisme primaire. Un sentiment de haine si profondément enraciné dans certains esprits malades qu’ils peuvent recourir à tout et à n’importe quoi pour assouvir leurs sombres desseins.
« À la veille de la commémoration solennelle par le CPL des événements tragiques du 13 octobre 1990 qui ont vu le dernier carré de souveraineté sacrifié sur l’autel de Taëf pour des miettes de portefeuilles au gouvernement, des campagnes calomnieuses sont lancées dans divers médias dans le but de ternir l’image du général Michel Aoun et de son parti.
« Ainsi, suite à une sortie bien remarquée de Mme May Chidiac dans les médias, et des réparties que ses propos ont déclenchés, on en est arrivé à accuser le Courant patriotique libre de s’en être pris au handicap dont souffre Mme May Chidiac suite à l’attentat dont elle a été victime ; attentat que le CPL avait dénoncé alors sans aucune sorte d’ambiguïté. Or ce sont des accusations qui ressemblent à s’y méprendre aux méthodes nazies qui brûlent un Reichstag ou simulent une agression pour semer la destruction et la terreur. Car certains médias libanais semblent malheureusement vouer un culte aux mêmes méthodes éprouvées de la peste noire, méthodes basées sur le « Calomniez, calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose...
« On accuse donc le CPL parce que des individus ont attaqué Mme Chidiac sur Facebook, et que ces individus seraient affiliés au CPL. Des accusations évidemment aussi ridiculement mensongères qu’injustes, tant est-il que n’importe qui est capable en une vingtaine de minutes de se créer un “profile” sur ce média et de lui donner telle ou telle affiliation politique sans qu’on puisse démasquer l’imposteur (...).
« Nous sommes en droit de nous demander pourquoi L’Orient-Le Jour n’a jamais pris la peine de lire la page officielle du CPL sur Facebook, ou d’établir un contact avec le CPL pour s’enquérir de la véracité des accusations qu’il nous porte. Car les faits demeurent : des propos voyous, une réaction de haine amplifiée, des articles fielleux et incendiaires, et des réactions orchestrées sur les forums. »
***
Au-delà de la traditionnelle (et très commode) théorie du complot, force est de relever que « l’imposteur qui n’a pas pu être démasqué », à en croire le communiqué du CPL, est en fait bel et bien connu. Il s’agit en réalité d’« imposteurs » dont les identités sont bien connues ; le nom et la photo de l’un d’eux, une jeune fille, ont été publiquement dévoilés par la LBC à l’ouverture de son bulletin de 20 heures, mercredi. À cet égard, une simple question se pose : puisque le CPL est totalement étranger à ces « imposteurs », pourquoi ne les a-t-il pas dénoncés publiquement (et avec eux la campagne infamante), à travers les médias (pour lever toute équivoque) immédiatement après le lancement de cette campagne diffamatoire, au lieu de ne réagir que lorsque le tollé a pris de l’ampleur ? Enfin, le communiqué du CPL a déformé (acte manqué ?) la citation (attribuée à Goebbels) évoquée dans le texte, qui est non pas « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose », mais, comme le CPL le sait parfaitement bien, « mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose » ...
M.H.G.
« Il est de l’antiaounisme comme il en est de l’anticommunisme primaire. Un sentiment de haine si profondément enraciné dans certains esprits malades qu’ils peuvent recourir à tout et à n’importe quoi pour assouvir leurs sombres desseins. « À la veille de la commémoration solennelle par le CPL des événements tragiques du 13 octobre 1990 qui ont vu le dernier carré de souveraineté sacrifié sur l’autel de Taëf pour des miettes de portefeuilles au gouvernement, des campagnes calomnieuses sont lancées dans divers médias dans le but de ternir l’image...

