M. Waer a également rapporté que des représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avaient été autorisés à entrer dans la ville pour la première fois depuis que les forces gouvernementales et des groupes armés venus de Misrata l’avaient encerclée. « Ils ont visité les villes et les hôpitaux », a-t-il raconté. La porte-parole du CICR, Souad Messoudi, a confirmé cette visite. « Nous avons apporté une aide médicale à l’hôpital de Bani Wali et à une polyclinique », a-t-elle dit sans toutefois fournir de bilan.
Un infirmier, Mohammad Ali, a indiqué que de violents bombardements sur des quartiers résidentiels, notamment dans le secteur d’al-Zaara, avaient fait cinq morts, dont trois enfants, fournissant leurs identités. Abdelhamid al-Sandouli, directeur du Comité politique et des médias de Bani Walid, a estimé pour sa part que « dix personnes ont péri dans les violents bombardements ».
Ces bilans ne pouvaient être confirmés de source indépendante.
La menace d’un assaut pesait depuis plusieurs semaines sur Bani Walid à la suite de la mort d’un ex-rebelle de Misrata, Omran ben Chaabane, 22 ans, enlevé et torturé dans la ville. Ce décès a exacerbé les tensions entre Misrata et Bani Walid, villes voisines et rivales historiques, qui ont choisi des camps opposés lors du conflit l’an dernier. Le Congrès général national (CGN) a exigé le 25 septembre des ministres de la Défense et de l’Intérieur qu’ils trouvent les auteurs de l’enlèvement de ben Chaabane « par la force si cela est nécessaire ». L’armée, appuyée par des milices formées d’anciens rebelles, a repris le contrôle de la ville et des combats le 1er octobre à Mardoum avaient fait un mort.
Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme la semaine dernière, affirmant que les efforts déployés pour arrêter les meurtriers ou libérer d’autres otages à Bani Walid tendaient à se transformer en un siège de la ville.
(Source : AFP)


printemps arabe !
05 h 17, le 11 octobre 2012