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Des travailleurs étrangers, cibles d'un violent raid de l'armée à Beyrouth

Selon Now Lebanon, les motifs du raid ne sont toujours pas claires.

Les marques de la violence sur le dos d'un ouvrier syrien. Photo tirée du compte Twitter de Nadim Houry.

Achrafieh, rue Jeitaoui, dimanche soir. Une unité de l'armée libanaise perquisitionne une maison où habitent plusieurs travailleurs étrangers, pour la plupart des Syriens. Les soldats n'y vont pas de main morte. Coups de bâton, de ceinture, de pieds... Les travailleurs sont battus, plusieurs heures durant. Les voisins, eux, reçoivent l'ordre de regarder ailleurs.

 

L'incident est rapporté par le site libanais d'information Now Lebanon ainsi que par Nadim Houry, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch (HRW). 

 

Selon Now Lebanon, les motifs du raid ne sont toujours pas clairs, l'armée ayant refusé de commenter l'incident.

"Nous vivons ici de manière légale et nous avons presque tous un travail", a assuré un travailleur syrien au site d'information, en brandissant un visa et un permis de travail valides jusqu'en 2013. "Nous étions assis dans nos chambres quand ils sont rentrés brusquement et ont commencé à nous frapper, a-t-il poursuivi. Ils ne nous ont pas donné d'explication, ils se contentaient de crier +armée!, armée!+" 

 

"Les gens n'aiment pas critiquer l'armée libanaise. Mais quand cette dernière agit illégalement et brutalement, personne -pas même les partisans de l'armée- ne devrait garder le silence", dénonce pour sa part Nadim Houry sur son compte Twitter, où le militant a publié plusieurs photos des travailleurs battus. 

 

Un ouvrier syrien sévèrement battu. Photo tirée du

compte Twitter de Nadim Houry.

 

 

Précisant que ce n'est pas le premier incident du genre, M. Houry rapporte que lors du raid de dimanche, l'armée libanaise a posé aux Syriens des questions sur leur affiliation politique (pour ou contre Bachar el-Assad) sans toutefois procéder à un véritable interrogatoire.

 

Selon des correspondants de Now Lebanon qui ont pu observer la scène à partir d'un balcon, le lendemain de l’opération  les travailleurs syriens étaient toujours choqués et effrayés. Lors d'une interview, ces travailleurs, tendus, ne cessaient de se retourner : "L'officier des services de renseignements se trouve toujours dans la maison", ont-ils expliqué avant de partir se cacher. 

 

"Comme si la brutalité d'Assad ne suffisait pas, la brave armée libanaise abuse des travailleurs syriens. La honte d'un pays", dénonce le journaliste libanais Hicham Melhem sur son compte twitter.

 

Selon les travailleurs interrogés par Now Lebanon, quatre Syriens ont été transportés à l'hôpital, alors que sept Soudanais ont été arrêtés pour séjour illégal au Liban.

 

 

Pour mémoire:

Aujourd'hui, "Beyrouth fait peur" aux travailleurs syriens

Achrafieh, rue Jeitaoui, dimanche soir. Une unité de l'armée libanaise perquisitionne une maison où habitent plusieurs travailleurs étrangers, pour la plupart des Syriens. Les soldats n'y vont pas de main morte. Coups de bâton, de ceinture, de pieds... Les travailleurs sont battus, plusieurs heures durant. Les voisins, eux, reçoivent l'ordre de regarder ailleurs.
 
L'incident est rapporté par le site libanais d'information Now Lebanon ainsi que par Nadim Houry, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch (HRW). 
 
Selon Now Lebanon, les motifs du raid ne sont toujours pas clairs, l'armée ayant refusé de commenter l'incident.
"Nous vivons ici de manière légale et nous avons presque tous un travail", a assuré un travailleur syrien au site d'information, en brandissant un visa et un...
commentaires (1)

Bah, pourquoi il faut seulement être raciste avec les Népalais, Philippins et Sri-lankais? Soit tous les "êtres inférieurs" à nous sont traités à la même enseigne, soit personne. Faut être conséquents quand même. Et nous, les libanais, on est des gens conséquents... surtout avec nous mêmes.

Daniel Lange

12 h 36, le 09 octobre 2012

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Commentaires (1)

  • Bah, pourquoi il faut seulement être raciste avec les Népalais, Philippins et Sri-lankais? Soit tous les "êtres inférieurs" à nous sont traités à la même enseigne, soit personne. Faut être conséquents quand même. Et nous, les libanais, on est des gens conséquents... surtout avec nous mêmes.

    Daniel Lange

    12 h 36, le 09 octobre 2012

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