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Liban

Discussion autour d’une cellule de crise au Grand Sérail

Une table ronde sur la création d’une unité de limitation des risques et des catastrophes a été organisée hier au Grand Sérail. Les propriétaires des médias étaient présents, ainsi que le ministre de l’Information Walid Daouk et le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Robert Watkins. Les efforts conjoints du gouvernement et du PNUD pour créer une cellule de crise ont fait l’objet d’un débat. Un projet de loi a été transmis par le Conseil des ministres au Parlement en 2009 pour la création de cette cellule.
M. Daouk a considéré la création d’une telle cellule comme une « priorité ». Il a rappelé que le projet de renforcement des capacités dans la gestion des crises au Liban vise à aider le gouvernement à mettre en place cette cellule de crise et la développer.
Le ministre s’est ensuite étendu sur le rôle des médias en pareilles circonstances, « un rôle extrêmement important dans la création d’une atmosphère adaptée dans le pays, afin de mieux faire face à des catastrophes potentielles ». Il est revenu sur l’épisode tragique du crash d’un avion d’Ethiopian Airlines en 2010, qui a montré plusieurs lacunes : le manque de références officielles bien informées qui transmettent des informations précises et le manque de journalistes spécialisés dans la couverture des catastrophes. « Les médias ont un rôle très important dans la pression à exercer sur les officiels, afin que ceux-ci assurent les moyens de faire face aux catastrophes, par la création de cette cellule de crise », a-t-il dit.
Selon M. Daouk, limiter les risques lors de crises dépend de plusieurs facteurs, notamment la sensibilisation de la population sur les moyens d’agir en cas de crise, la préparation à tous les cas de figure, les actions à entreprendre au milieu d’une catastrophe, l’étape de récupération après celle-ci. Durant toutes ces étapes, selon le ministre, les médias ont leur rôle à jouer.
Pour sa part, M. Watkins a constaté une intensification des catastrophes dans le monde dues au changement climatique, à la croissance démographique... Selon lui, il faut « investir dans la prévention ». Il a trouvé « encourageant » que le gouvernement libanais ait mis au point une stratégie dans ce sens et a rappelé que le PNUD joue un rôle dans le processus.
Enfin, l’expert Fadi Hamdane a expliqué pourquoi les risques de catastrophe sont plus importants au Liban aujourd’hui. Le principal facteur qu’il met en cause est l’urbanisation anarchique et le fait que 87 % de la population habite aujourd’hui les cinq villes principales du pays, ce qui augmente la désorganisation, la corruption et la dégradation écologique.
Une table ronde sur la création d’une unité de limitation des risques et des catastrophes a été organisée hier au Grand Sérail. Les propriétaires des médias étaient présents, ainsi que le ministre de l’Information Walid Daouk et le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Robert Watkins. Les efforts conjoints du gouvernement et du PNUD pour créer une cellule de crise ont fait l’objet d’un débat. Un projet de loi a été transmis par le Conseil des ministres au Parlement en 2009 pour la création de cette cellule.M. Daouk a considéré la création d’une telle cellule comme une « priorité ». Il a rappelé que le projet de renforcement des capacités dans la gestion des crises au Liban vise à aider le gouvernement à mettre en place cette cellule de crise et la développer.Le...
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