M. Daouk a considéré la création d’une telle cellule comme une « priorité ». Il a rappelé que le projet de renforcement des capacités dans la gestion des crises au Liban vise à aider le gouvernement à mettre en place cette cellule de crise et la développer.
Le ministre s’est ensuite étendu sur le rôle des médias en pareilles circonstances, « un rôle extrêmement important dans la création d’une atmosphère adaptée dans le pays, afin de mieux faire face à des catastrophes potentielles ». Il est revenu sur l’épisode tragique du crash d’un avion d’Ethiopian Airlines en 2010, qui a montré plusieurs lacunes : le manque de références officielles bien informées qui transmettent des informations précises et le manque de journalistes spécialisés dans la couverture des catastrophes. « Les médias ont un rôle très important dans la pression à exercer sur les officiels, afin que ceux-ci assurent les moyens de faire face aux catastrophes, par la création de cette cellule de crise », a-t-il dit.
Selon M. Daouk, limiter les risques lors de crises dépend de plusieurs facteurs, notamment la sensibilisation de la population sur les moyens d’agir en cas de crise, la préparation à tous les cas de figure, les actions à entreprendre au milieu d’une catastrophe, l’étape de récupération après celle-ci. Durant toutes ces étapes, selon le ministre, les médias ont leur rôle à jouer.
Pour sa part, M. Watkins a constaté une intensification des catastrophes dans le monde dues au changement climatique, à la croissance démographique... Selon lui, il faut « investir dans la prévention ». Il a trouvé « encourageant » que le gouvernement libanais ait mis au point une stratégie dans ce sens et a rappelé que le PNUD joue un rôle dans le processus.
Enfin, l’expert Fadi Hamdane a expliqué pourquoi les risques de catastrophe sont plus importants au Liban aujourd’hui. Le principal facteur qu’il met en cause est l’urbanisation anarchique et le fait que 87 % de la population habite aujourd’hui les cinq villes principales du pays, ce qui augmente la désorganisation, la corruption et la dégradation écologique.

