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Liban

« Quand il brûle, nous fuyons la région »

La disparition future du dépotoir est une réalisation qui était devenue quasiment inespérée pour l’entourage du dépotoir, qui ne se souvient plus du temps où celui-ci ne polluait pas sa vie. Dans des garages de réparation de voitures tout proches, les opinions à propos de la réhabilitation future variaient hier du septicisme à l’espoir.
« L’odeur est étouffante, et quand la montagne se met à brûler, nous sommes obligés de fermer le garage et de rentrer chez nous, raconte le jeune Abdallah, certainement né bien après les débuts du dépotoir. La fumée nous empêche de voir à plus d’un mètre. » Il a entendu parler de la signature du protocole. « Nous espérons qu’ils iront jusqu’au bout, que ça ne sera pas que des paroles en l’air », ajoute-t-il.
Khaled, un propriétaire de garage depuis 22 ans, se plaint de « l’odeur insupportable qui nous fait vomir parfois ». Trouve-t-il que le retard est justifié ? « La situation est bien connue, les moyens sont limités et le site était en proie à la négligence », répond-il. Il dit « espérer pour le mieux ».
Mohammad, un collègue à lui, choisit le ton ironique. « L’odeur ? Quelle odeur ? Ce sont des vitamines et des protéines pour le corps », lance-t-il, provoquant l’hilarité générale. Sera-t-il malheureux de voir le dépotoir disparaître ? « Bien sûr, nous nous sommes habitués à lui », dit-il. Plus sérieux, il dit craindre les conséquences sanitaires de la proximité du site. « Je suis moi-même asthmatique, dès que le dépotoir commence à brûler, je fuis toute la région », affirme-t-il. Croit-il en la fin du cauchemar ? « Que tous les hommes politiques se mettent d’accord et tout ira pour le mieux », lance-t-il.
La disparition future du dépotoir est une réalisation qui était devenue quasiment inespérée pour l’entourage du dépotoir, qui ne se souvient plus du temps où celui-ci ne polluait pas sa vie. Dans des garages de réparation de voitures tout proches, les opinions à propos de la réhabilitation future variaient hier du septicisme à l’espoir. « L’odeur est étouffante, et quand la montagne se met à brûler, nous sommes obligés de fermer le garage et de rentrer chez nous, raconte le jeune Abdallah, certainement né bien après les débuts du dépotoir. La fumée nous empêche de voir à plus d’un mètre. » Il a entendu parler de la signature du protocole. « Nous espérons qu’ils iront jusqu’au bout, que ça ne sera pas que des paroles en l’air », ajoute-t-il. Khaled, un propriétaire de garage depuis 22 ans,...
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