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Moyen Orient et Monde - Crise Du Rial

Téhéran se calme ; le bazar reste fermé

Le calme régnait hier à Téhéran au lendemain d’échauffourées entre des protestataires et la police alors que la monnaie iranienne a enregistré mardi une baisse historique.
Toutefois, les magasins du bazar, le quartier commerçant de la ville d’ordinaire très animé, étaient pour la plupart fermés, avec seulement quelques boutiques donnant sur la rue ouvertes. « Je devrais être fermé mais j’ai besoin de clients. Je vais peut-être fermer plus tard », explique un marchand de vêtements, dans le bazar étrangement calme pour un jeudi, jour de congé hebdomadaire d’ordinaire marqué par une forte affluence. « La situation ne peut plus continuer comme ça », ajoute le commerçant, imputant la chute du rial aux sanctions internationales imposées à l’Iran en raison de son programme nucléaire controversé.
L’Union des détaillants et des producteurs du bazar a néanmoins indiqué dans un communiqué publié par l’agence Mehr que tout le bazar serait ouvert aujourd’hui « en présence des forces de sécurité », et critiquant dans la foulée le gouvernement qui a « infligé des dégâts à l’économie de la nation en prenant de mauvaises décisions ».
Mercredi, la police était intervenue de manière musclée dans la capitale pour arrêter des revendeurs illégaux de devises, accusés d’être en partie responsables de la chute vertigineuse du cours du rial, et ordonner la fermeture de tous les magasins du quartier de Ferdossi. Des échauffourées se sont alors produites, des bennes à ordures ont été incendiées, la police a été la cible de jets de pierres et plusieurs personnes ont été arrêtées. Dans ce contexte tendu, le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman a prédit « un printemps (succédant) au printemps arabe », à la suite des sanctions internationales contre l’Iran qui vont, selon lui, déclencher un vaste mouvement de contestation. Mais François Nicoullaud, ex-ambassadeur français en Iran, « ne sent pas un climat prérévolutionnaire », même si la population souffre. « Très violemment écrasés après les élections truquées de 2009, les Iraniens ne vont pas redescendre dans la rue. Ils sont dans une position d’attente », selon le diplomate.
Pour Thierry Coville de l’Institut de relations internationales et stratégiques, les Iraniens sont « assez d’accord » avec le régime sur la question nucléaire et surtout l’Iran reste un pays riche. « Le régime a de quoi survivre. Des classes sociales le soutiennent encore, tous ceux qui se sont enrichis grâce à lui. Le régime a des réseaux qui marchent relativement bien, les pasdaran contrôlent la contrebande des biens importés vendus à prix d’or », précise-t-il.
(Sources : agences)
Le calme régnait hier à Téhéran au lendemain d’échauffourées entre des protestataires et la police alors que la monnaie iranienne a enregistré mardi une baisse historique.Toutefois, les magasins du bazar, le quartier commerçant de la ville d’ordinaire très animé, étaient pour la plupart fermés, avec seulement quelques boutiques donnant sur la rue ouvertes. « Je devrais être fermé mais j’ai besoin de clients. Je vais peut-être fermer plus tard », explique un marchand de vêtements, dans le bazar étrangement calme pour un jeudi, jour de congé hebdomadaire d’ordinaire marqué par une forte affluence. « La situation ne peut plus continuer comme ça », ajoute le commerçant, imputant la chute du rial aux sanctions internationales imposées à l’Iran en raison de son programme nucléaire...
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