"Nous sommes entrés en contact par l'intermédiaire de notre ambassadeur avec les autorités syriennes, qui nous ont assuré, ainsi qu'à l'émissaire international Lakhdar Brahimi, que ce qui s'est passé à la frontière avec la Turquie était un incident tragique, et que cela ne se reproduirait pas", a déclaré M. Lavrov.
"Nous estimons primordial que Damas le déclare officiellement", a-t-il ajouté.
A Moscou, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Alexandre Loukachevitch a appelé à la "retenue".
"Nous appelons les deux parties à la retenue, au respect de la souveraineté", a-t-il déclaré.
"Nous estimons important qu'une approche mesurée, fondée sur les faits réels, soit pratiquée au Conseil de sécurité de l'ONU, ainsi que par les principaux acteurs internationaux et régionaux", a-t-il ajouté.
Moscou avait déjà appelé mardi les pays de l'Otan et du Moyen-Orient à ne pas prendre "prétexte" d'incidents à la frontière turco-syrienne pour une intervention militaire contre Damas.
Mercredi, des obus tirés depuis la Syrie ont fait cinq morts et neuf blessés à Akçakale, situé à la frontière avec la Syrie et déjà touché ces derniers jours par des balles et des obus perdus lors des combats entre armée et rebelles syriens.
Quelques heures plus tard, la Turquie a tiré en représailles sur les environs du poste-frontière syrien de Tall al-Abyad, juste en face d'Akçakale. Cette riposte a tué "plusieurs soldats syriens", selon une ONG.
L'armée turque a repris jeudi matin ses tirs d'artillerie vers le territoire syrien, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire turque.
La Russie, allié traditionnel de Damas, n'a cessé de dénoncer la politique d'"ingérence" occidentale et a bloqué jusqu'à présent toute résolution ouvrant la porte à des mesures contraignantes pour le régime syrien au Conseil de Sécurité de l'ONU, où elle dispose d'un droit de veto en qualité de membre permanent.


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