Le projet de réhabilitation de Beit Beirut, également connue sous le nom de Maison jaune, à Sodeco (Beyrouth). Photo Marwan Assaf.
Initié dans le cadre de la coopération entre Beyrouth et Paris, les travaux de Beit Beirut démarrent officiellement pour deux ans et permettront la réhabilitation de l’immeuble existant, construit en 1924 et marqué par une histoire douloureuse notamment pendant la guerre.
L’extension du bâtiment historique donnera au futur équipement une identité contemporaine. Au terme des travaux de restauration, Beit Beirut, dont l’architecture a été conçue par Youssef Haïdar, architecte, pour le compte de la Ville de Beyrouth, ouvrira ses portes au public : premier centre culturel municipal de Beyrouth, il proposera au public des expositions et des activités autour de l’histoire et de la mémoire de la ville. Son ouverture marquera la clôture d’une première phase du projet, nourrie d’échanges très denses avec la société civile, notamment avec un comité scientifique d’experts et l’ouverture d’une autre, avec le rêve de Beit Beirut devenu réalité.
Les travaux démarrent au bout de quatre années de coopération entre Beyrouth et Paris, avec le soutien de l’Institut français du Liban et du ministère français des Affaires étrangères. Paris apporte son expertise technique à la réalisation de ce projet symbolique qui est entièrement piloté et financé par la Ville de Beyrouth.
Le coup d’envoi des travaux de réhabilitation de l’immeuble a été donné comme on le sait lundi soir par le président du conseil municipal de la capitale, Bilal Hamad, et l’adjoint du maire de Paris chargé des relations internationales, Pierre Schapira, en présence de l’ambassadeur de France, Patrice Paoli, des ministres de la Culture, Gaby Layoun, et de l’Information, Walid Daouk, de l’ancien ministre Tarek Mitri, des députés de la capitale, dont M. Nouhad Machnouk, qui représentait l’ancien Premier ministre, Saad Hariri, et des élus locaux.
À cette occasion, les représentants des deux villes partenaires ont posé symboliquement la première pierre des travaux et dévoilé une plaque commémorative. Cette cérémonie officielle, qui a réuni plus de cent participants, a été l’occasion de réaffirmer, sous les drapeaux libanais et français, l’amitié entre la France et le Liban et entre les municipalités de Beyrouth et de Paris.
L’engagement de la France
Dans son discours, M. Schapira a souligné l’engagement du maire de Paris et de son administration au service de ce projet symbolique et mobilisateur. Il a indiqué qu’en 2013, « année qui marquera les vingt ans de l’accord de coopération entre les deux villes, des actions culturelles permettront de mettre en valeur ce partenariat ». Il a remercié et salué les efforts de toutes les personnes engagées dans ce projet, équipe technique, anciens et nouveaux élus de Beyrouth et comité scientifique.
En écho, M. Paoli a dit son émotion de prendre la parole au cœur de Beyrouth, « devant ce bâtiment-martyr hautement symbolique et réaffirmé l’engagement de la France dans ce projet porteur d’espoir pour le Liban et pour toute la région ».
À son tour, M. Hamad a remercié l’ensemble des intervenants et salué leur implication dans le projet Beit Beirut qui lui « tient particulièrement à cœur comme action fédératrice de l’ensemble des communautés beyrouthines ». Il a remercié la Ville de Paris pour « la qualité de son appui technique ancré dans la durée et témoignant d’une véritable amitié ». Il a aussi annoncé la désignation imminente de l’équipe culturelle, pilotée par M. Sami el-Masri, qui prendra en charge, pendant les travaux, l’élaboration du contenu du futur équipement.
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