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Moyen Orient et Monde - Législatives En Géorgie

Saakachvili s’avoue vaincu

Le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a reconnu hier la défaite de son parti aux législatives remportées contre toute attente par la coalition d’opposition du milliardaire Bidzina Ivanichvili, qui a exigé la démission du chef de l’État dont le mandat s’achève en 2013. Après le dépouillement des bulletins dans 72,84 % des bureaux de vote pour les 77 sièges sur 150 répartis à la proportionnelle, le Rêve géorgien recueille 54,02 % des voix contre 41,23 % pour le parti de M. Saakachvili, selon la commission électorale. La participation a été de 61 %, selon les chiffres officiels. Ces élections étaient cruciales pour le chef de l’État alors que des changements dans la Constitution vont accroître les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre en 2013, année qui marquera la fin du second et dernier mandat possible de M. Saakachvili.
La défaite lundi du Mouvement national unifié met fin à la domination du parti de M. Saakachvili, arrivé au pouvoir en 2003 après la « révolution de la rose » qui a chassé l’ancien président Edouard Chevardnadze, ex-chef de la diplomatie soviétique. « Il est clair que (la coalition d’opposition) le Rêve géorgien a remporté la majorité » aux législatives, a déclaré M. Saakachvili dans un discours retransmis à la télévision, alors que l’avance de la coalition d’opposition n’était encore confirmée que par des résultats partiels. Probable futur Premier ministre, M. Ivanichvili a ensuite appelé M. Saakachvili à quitter la présidence, lors d’une conférence de presse à Tbilissi.
Aux yeux de l’analyste Lawrence Sheets, de l’International Crisis Group, la décision de M. Saakachvili de reconnaître sa défaite à une élection constitue « un développement monumental » dans ce petit pays du Caucase qui a connu dans le passé de nombreux épisodes violents. Les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont pour leur part indiqué que ces élections avaient constitué un « pas important » pour la démocratie. De son côté, l’Union européenne a indiqué vouloir poursuivre sa « coopération étroite » avec la Géorgie et rester engagée vis-à-vis de Tbilissi « tant sur le plan de l’association politique que sur celui de l’intégration économique ».

OTAN, Russie, USA
Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a été l’un des premiers à l’étranger à saluer hier la victoire de l’opposition en Géorgie. « Il y aura des forces plus constructives et plus responsables au Parlement », a-t-il déclaré, cité par l’agence russe RIA-Novosti.
En abordant ses priorités en matière de politique étrangère, M. Ivanichvili a par ailleurs indiqué que la Géorgie entendait améliorer ses relations – aujourd’hui exécrables – avec la Russie voisine et rejoindre l’OTAN, une ambition vue d’un mauvais œil par Moscou, et conserver aussi de bonnes relations avec son allié américain. D’une pierre deux coups...

(Source : AFP)
Le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a reconnu hier la défaite de son parti aux législatives remportées contre toute attente par la coalition d’opposition du milliardaire Bidzina Ivanichvili, qui a exigé la démission du chef de l’État dont le mandat s’achève en 2013. Après le dépouillement des bulletins dans 72,84 % des bureaux de vote pour les 77 sièges sur 150 répartis à la proportionnelle, le Rêve géorgien recueille 54,02 % des voix contre 41,23 % pour le parti de M. Saakachvili, selon la commission électorale. La participation a été de 61 %, selon les chiffres officiels. Ces élections étaient cruciales pour le chef de l’État alors que des changements dans la Constitution vont accroître les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre en 2013, année qui marquera la fin du second et dernier...
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