Un ministre qui suit de près la situation en Syrie ne manque pas de faire remarquer que les différentes parties libanaises commentent de moins en moins, depuis quelque temps, le conflit en Syrie. Non pas qu’elles se désintéressent des hostilités qui font rage dans le pays, mais parce qu’elles ont le sentiment qu’un changement, inévitable, n’est plus lointain dans le pays voisin, estime ce même ministre qui relève dans ce cadre une série d’éléments indicateurs d’une évolution certaine de la gestion du dossier syrien.
L’un de ces principaux éléments est sans doute la mise en garde iranienne, adressée à son allié contre l’usage des armes chimiques, dans laquelle il est possible de voir un message adressé par Téhéran, par ricochet, à l’Occident. Il ne faut pas s’étonner dès lors si l’Iran, qui commence à ressentir les effets des sanctions économiques internationales qui lui sont imposées, s’avère un des partenaires pour la mise en place d’un règlement dans le pays voisin.
Dans ce contexte, il est de plus en question, dans les coulisses de la diplomatie occidentale, d’un second Taëf, mais pour la Syrie. Personne ne sait cependant tous les détails en rapport avec cet arrangement, mais les visiteurs de Washington en particulier répercutent des propos américains au sujet d’un règlement pacifique en Syrie et d’une détermination à éviter que la situation dramatique dans ce pays ne perdure. De sources informées, on fait état dans ce cadre de contacts russo-américains engagés en coordination avec l’Arabie saoudite, l’Égypte, l’Iran et la Turquie, pour dégager une formule de solution viable, à laquelle les deux parties syriennes au conflit seraient associées, à l’instar de ce qui s’était passé avec le Liban, à la faveur des médiations qui avaient été couronnées par la conclusion de l’accord de Taëf.
De mêmes sources, on indique que c’est l’émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, qui s’emploie à faire mûrir la formule de solution pour la Syrie, tout comme il l’avait faite pour le Liban. Celle-ci,
indique-t-on, bien que floue encore, se fonderait sur une association des principales composantes du pouvoir en Syrie à la gestion du pays, de sorte que la présidence de la République sera maintenue par les alaouites, que celle du gouvernement sera confiée aux sunnites, mais qui sera dotée de prérogatives plus larges, et que la présidence de la Chambre sera confiée aux chrétiens. La vice-présidence du Conseil ou du Parlement ira aux Kurdes.
Mais cette formule reste sous examen afin d’en définir tous les contours. Un cessez-le-feu, auquel les deux parties au conflit s’engageront, donnera le signal de départ du règlement politique.
Mais de l’avis de certains observateurs, la médiation engagée pour décanter une solution risque de tarder jusqu’après les élections américaines qui accaparent actuellement toute l’attention de Washington.
Entre-temps, au Liban, c’est l’expectative. Celle-ci risque cependant de durer. Concrètement, elle se traduit par une distanciation réelle par rapport au dossier syrien ainsi que par un gel de tous les dossiers locaux. De l’avis du ministre cité plus haut, il ne faut pas espérer une entente autour du dossier de la loi électorale tant qu’une solution pour la Syrie n’a pas vu le jour.
L’un de ces principaux éléments est sans doute la mise en garde iranienne, adressée à son allié contre l’usage des armes chimiques, dans laquelle il est possible de voir un message adressé par Téhéran, par ricochet, à l’Occident. Il ne faut pas s’étonner dès lors si l’Iran, qui...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Quelque soit la solution, une chose est sure, la Syrie ne nous genera plus et n'emmerdera plus personne. L'Iran va suivre tres vite, la Turquie et les autres etats idem. Plus personne n'a besoin du petrole et du gaz arabe qui va bientot se faire rare. Ils en ont decouvert un peu partout allant du Bresil, au Canada et meme chez nous. Si le monde musulman ne se debarasse pas au plutot de ses fanatiques, ne change pas ses methodes agressives avec autrui, ne devient pas plus tolerant et democratique, il perdra le train de l'avenir et restera pour tres longtemps hors de la societe internationale.
07 h 04, le 03 octobre 2012