Un millier d'étudiants, pour la plupart armés de bâtons, ont manifesté jeudi à Islamabad pour protester contre la diffusion du film américain hostile à l'islam, provoquant des échauffourées avec la police qui ont fait au moins 11 blessés, selon la police et les services de secours.
"Au moins cinq policiers ont été blessés par des pierres lancées par des étudiants", a indiqué à l'AFP un haut responsable de la police locale, Mir Waiz.
La police a en retour utilisé des gaz lacrymogènes et tirs de sommation pour disperser les manifestants qui tentaient de parvenir à l'enclave diplomatique, un périmètre très sécurisé où sont installées de nombreuses ambassades, dont celles des Etats-Unis, de France et du Royaume-Uni, a constaté l'AFP sur place.
Six manifestants ont également été légèrement blessés, a de son côté précisé un responsable des services de secours, Jehanzeb.
Un médecin d'un hôpital public de la ville, Razia Sultana, a de son côté évoqué un bilan total de 15 blessés, soit 10 policiers et 5 étudiants.
Des dizaines de manifestations d'ampleur limitée, même si deux morts y ont été déplorés, ont eu lieu depuis une semaine au Pakistan pour dénoncer la diffusion de "L'innocence des musulmans", un film américain à petit budget, très hostile à l'islam et d'un piètre intérêt cinématographique.
Mais c'est la première fois que cela provoque des échauffourées à Islamabad.
Les tirs de sommation de la police n'ont pas réussi à disperser les manifestants, qui sont ensuite revenus lui jeter des pierres, en réclamant des sanctions contre les Américains qui "blasphèment" contre l'islam.
Les étudiants n'ont pas mentionné les caricatures du prophète Mahomet publiées la veille par la revue satirique française Charlie Hebdo, dénoncées dans la matinée, avec le film américain, par des manifestants dans l'Afghanistan voisin.
De nouvelles manifestations contre le film hostile à l'islam sont attendues au Pakistan vendredi, jour de la grande prière hebdomadaire des musulmans et que le gouvernement pakistanais a décrété férié en l'honneur du prophète Mahomet, marquant ainsi sa solidarité avec les musulmans offensés par le film américain.
La police a en retour utilisé des gaz lacrymogènes et tirs de sommation pour disperser les manifestants qui tentaient de parvenir à l'enclave diplomatique, un périmètre très sécurisé où sont installées de nombreuses ambassades, dont celles des Etats-Unis, de France et du Royaume-Uni, a constaté l'AFP sur place.Six manifestants ont également été légèrement blessés, a de son...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine