Mme Ashton et M. Jalili se sont rencontrés mardi soir à Istanbul, pour la première fois depuis leurs discussions en juin à Moscou, pour tenter de sortir les négociations de l’impasse. La représentante de l’UE a annoncé qu’elle rendrait compte de cette discussion à ses partenaires la semaine prochaine. Cette rencontre était initialement censée se dérouler avant la fin du mois d’août, mais avait dû être reportée à plusieurs reprises.
Les Occidentaux et Israël, considéré comme l’unique détenteur de l’arme nucléaire dans la région, soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme atomique sous le couvert d’un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.
Envers et contre tous
Parallèlement, le guide suprême iranien Ali Khamenei réaffirmait que l’Iran ne céderait à aucune pression de la communauté internationale pour modifier sa politique, selon le compte rendu de son discours publié hier sur son site leader.ir « La République islamique prend ses décisions uniquement en fonction de l’intérêt du peuple et du pays, même si ces décisions provoquent la colère de toutes les puissances mondiales », a-t-il affirmé.
Le numéro un iranien n’a pas explicitement mentionné la question nucléaire, à la source de la plupart des tensions accumulées ces dernières années entre l’Iran et la communauté internationale. Mais la réaffirmation de la détermination de l’Iran à ne rien céder face aux grandes puissances intervient alors que ces dernières doivent à nouveau évoquer le dossier nucléaire iranien en marge de l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre à New York.
Le programme nucléaire de l’Iran a été condamné par six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et a poussé les Occidentaux à mettre en place depuis deux ans un sévère embargo financier et pétrolier contre la République islamique. Sans faire clairement référence aux conséquences de cet embargo sur l’économie iranienne, l’ayatollah Khamenei s’en est pris aux « médias occidentaux et sionistes », qui selon lui « dressent une image noire de la situation du pays » pour « tenter d’empêcher la nation iranienne de suivre sa voie ». De fait, les sanctions bancaires et pétrolières occidentales contre Téhéran ont notamment provoqué une baisse des exportations pétrolières, un renchérissement des importations et une pénurie de devises, provoquant un effondrement de la monnaie également minée par une forte inflation. Après l’avoir longtemps nié, les principaux dirigeants iraniens ont publiquement reconnu ces dernières semaines l’impact des sanctions, appelant à la mise en place d’une « économie de guerre » pour y faire face.
(Source : AFP)


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