Dans un communiqué, l’association « Campagne civile pour la réforme électorale » a violemment condamné le fait que plusieurs de ses membres aient été « frappés » devant le Parlement hier matin par les forces de sécurité qui leur réclamaient leur permis de manifestation que visiblement ils n’avaient pas. Ces militants protestaient « pacifiquement » à l’invitation de l’association et ils demandaient aux commissions mixtes qui planchaient sur la loi électorale à « faire au plus vite pour clore ce dossier et accoucher d’une loi démocratique ». L’association appelle les défenseurs des droits de l’homme à se retrouver aujourd’hui à 13h00 place Riad el-Solh. Signalons qu’une délégation de cette association a été reçue hier par l’ambassadrice de l’Union européenne Angelina Eichhorst, qui a souhaité l’adoption d’une loi qui boosterait la transparence et le caractère juste des prochaines législatives.
Pas de quorum, naturellement...
Les commissions mixtes réunies hier sous l’égide du vice-président de la Chambre Farid Makari pour plancher sur la loi électorale n’ont pas pu mener à bien leur mission : officiellement, le quorum n’a pas été assuré. En réalité, c’est le parfait reflet du bras de fer politique autour de ce dossier. « Il faut arriver à une loi moderne », a exigé M. Makari, pendant que Nehmetallah Abi Nasr déplorait « le manque de sérieux » dans l’appréhension par les autres de la proposition qu’il a lancée en compagnie de son colistier Alain Aoun. « Il faut définir une date de réunion des commissions au plus vite ; nous voulons une loi électorale exemplaire et le changement de la loi de 1960 », a réclamé pour sa part le député Samy Gemayel.


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