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Moyen Orient et Monde - Nucléaire Iranien

Netanyahu menace Téhéran et tance Clinton

Le Premier ministre israélien a de nouveau menacé hier d’attaquer l’Iran en disant que si la communauté internationale refusait de fixer une ligne rouge à Téhéran en matière nucléaire, elle ne pouvait demander à Israël de rester sans réaction. « Le monde dit à Israël : “Attendez, on a encore du temps.” Et je dis : “Attendre pourquoi ? Attendre jusqu’à quand ?” Ceux, dans la communauté internationale, qui refusent de mettre une ligne rouge face à l’Iran n’ont pas le droit moral de mettre un feu rouge devant Israël », a ainsi déclaré Benjamin Netanyahu, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse avec des ministres bulgares en visite en Israël. « Si l’Iran sait qu’il n’y a pas de ligne rouge, si l’Iran sait qu’il n’y a pas de date limite, que fera-t-il ? Exactement ce qu’il est en train de faire. Il est en train de continuer, sans aucune ingérence, à chercher à obtenir la capacité en matière d’armement nucléaire et, à partir de là, la bombe nucléaire », a ajouté le chef du gouvernement israélien.
L’utilisation par Benjamin Netanyahu de l’expression « date limite » semble être une pique à l’attention de Hillary Clinton. La secrétaire d’État américaine avait irrité les Israéliens en déclarant la veille que les États-Unis ne fixeraient pas de date butoir à l’Iran.
Benjamin Netanyahu a également assisté à des manœuvres militaires sur le plateau du Golan, un territoire conquis sur la Syrie en 1967 et ensuite annexé par l’État hébreu. « L’armée israélienne est prête à relever tous les défis, quels qu’ils soient. »
Israël et les États-Unis sont en discussion pour fixer une « ligne rouge claire » au programme nucléaire iranien, selon l’expression de Benjamin Netanyahu, mais les deux alliés restent en désaccord sur la nécessité de fixer explicitement un seuil pour le déclenchement d’une éventuelle action militaire. Le ministre israélien de l’Environnement, Gilad Erdan, a évoqué hier la frappe aérienne soi-disant secrète de l’État hébreu sur un supposé réacteur nucléaire syrien en 2007 pour suggérer qu’Israël pourrait frapper l’Iran sans feu vert américain. Israël n’a jamais officiellement reconnu avoir bombardé le site désertique près de Deir ez-Zor, ni dit ce qui y avait été détruit. Selon les Mémoires de l’ancien président américain George W. Bush, qui affirme que la cible était un réacteur en construction financé par la Corée du Nord, ce silence avait pour but d’éviter des représailles militaires syriennes.
Dans ce contexte assez tendu entre les États-Unis et Israël, Barack Obama a décliné une demande israélienne de recevoir Benjamin Netanyahu lors de sa prochaine visite aux États-Unis pour l’Assemblée générale de l’ONU, selon un responsable israélien. La Maison-Blanche s’est cependant empressée de démentir que M. Obama refusait de voir M. Netanyahu.
Par ailleurs, un envoyé spécial du gouvernement britannique est secrètement venu récemment à Jérusalem pour convaincre les dirigeants israéliens de ne pas ordonner une prochaine attaque contre les sites nucléaires iraniens, a indiqué le journal Haaretz. Selon le quotidien, qui cite une source israélienne, l’émissaire était porteur il y a deux semaines d’un message personnel en ce sens du Premier ministre britannique David Cameron.
Dans la soirée, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a réaffirmé hier que Téhéran aurait besoin « d’environ un an » pour produire une bombe nucléaire, et si l’Iran prenait une telle décision, cela laisserait le temps aux États-Unis de réagir.
Parallèlement, les six puissances impliquées dans le dossier nucléaire iranien ont mis au point un texte commun dans lequel elles expriment leur « vive préoccupation » face à la poursuite des activités d’enrichissement d’uranium dans la République islamique. Les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, connus sous le nom de groupe P5+1, comptent également réclamer que Téhéran ouvre ses sites aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

(Source : agences)
Le Premier ministre israélien a de nouveau menacé hier d’attaquer l’Iran en disant que si la communauté internationale refusait de fixer une ligne rouge à Téhéran en matière nucléaire, elle ne pouvait demander à Israël de rester sans réaction. « Le monde dit à Israël : “Attendez, on a encore du temps.” Et je dis : “Attendre pourquoi ? Attendre jusqu’à quand ?” Ceux, dans la communauté internationale, qui refusent de mettre une ligne rouge face à l’Iran n’ont pas le droit moral de mettre un feu rouge devant Israël », a ainsi déclaré Benjamin Netanyahu, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse avec des ministres bulgares en visite en Israël. « Si l’Iran sait qu’il n’y a pas de ligne rouge, si l’Iran sait qu’il n’y a pas de date limite, que fera-t-il ? Exactement ce...
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