En raison de ce dessin, la page Facebook "cartoons" du New Yorker a été temporairement fermée par Facebook. capture d'image du site du New Yorker
A travers le monde, The New Yorker, magazine américain, est connu et reconnu pour, notamment, la qualité de ses reportages, la profondeur de ses enquêtes, ses équipes dédiées uniquement et totalement à la vérification des faits, ses fictions, ses sections culturelles et … ses dessins.
C’est précisément un de ses dessins humoristiques qui a valu au New Yorker de voir sa page Facebook dédiée aux "cartoons" temporairement interdite. En cause, une paire de seins.
Une paire de seins se résumant à quelques traits et deux points, dessinée par Mick Stevens. Deux seins appartenant à une femme assise sous un pommier à côté d’un homme également nu, le tout légendé ainsi : "Eh bien, c’était original" (Well, it was original). De quoi tomber sous le coup de la "loi facebookienne" sur "la nudité et le sexe".
Pour récupérer sa page et sortir de ce "boobgate", le New Yorker annonce avoir retiré le dessin incriminé, et l’avoir republié après que Mick Stevens ait pudiquement couvert ses personnages. "Mais l’ajout de vêtements a causé une perte humoristique bien trop importante", note le magazine qui appelle, avec ironie, les lecteurs, à l'aider à repérer tous les double-points (utilisés pour suggérer une paire de seins) offensants.
Si Facebook s'est doté de conditions d'utilisation, ses limites en sont vagues et se résument à la phrase suivante : l'utilisateur s'engage à ne pas publier "de contenus incitant à la haine ou à la violence, menaçants, à caractère pornographique ou contenant de la nudité ou de la violence gratuite".
Mais le réseau social s'est également doté d'une charte de modération, dont une version utilisée par un prestataire a été publiée par le site Gawker. Cette charte, elle, détaille sur 13 pages et avec toute une série d'exemples, les règles appliquées par les modérateurs de Facebook.
Au chapitre "nudité et sexe", l'on peut lire que sont interdits : "Toute activité sexuelle évidente même si les parties intimes nues sont cachées avec les mains, les habits ou d'autres objets. Dessins et art inclus. Les préliminaires sont autorisés (baiser, pelotage). Même pour les relations entre mêmes sexes (homme-homme ; femme-femme). Les parties intimes nues sont interdites, dont les seins et les fesses. Les tétons d’hommes sont OK".
Pour la totalité des règles en matière de "sexe et nudité", voir à la fin du texte.
Le New Yorker n'est pas le premier à subir ce genre de mésaventure absurde.
L’année dernière, rappelle le magazine Gawker, la New York Academy of Art avait reçu elle aussi un avertissement de Facebook pour avoir publié un dessin de nu. Et en 2001, le compte d’un artiste danois ayant choisi "L’Origine du Monde" (qui représente un sexe de femme) de Gustave Courbet avait également été fermé.

C’est précisément un de ses dessins humoristiques qui a valu au New Yorker de voir sa page Facebook dédiée aux "cartoons" temporairement interdite. En cause, une paire de seins.
Une paire de seins se résumant à quelques traits et deux points, dessinée par Mick Stevens. Deux seins appartenant à une femme assise sous un pommier à côté d’un homme également nu, le tout légendé ainsi : "Eh bien, c’était original" (Well, it was original). De quoi tomber sous le coup de la "loi facebookienne" sur "la nudité et le...


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