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Un rapport sur l’environnement libanais dans tous ses états

Qualité de l’air : un vrai problème écologique et sanitaire

Smog au-dessus de Beyrouth.

La dégradation de la qualité de l’air au Liban constitue un vrai problème écologique et sanitaire. Son coût est estimé à 170 millions de dollars par an.
Plusieurs sources influent sur la qualité de l’air ambiant, les plus significatives restant la pollution provenant d’activités économiques, notamment les secteurs du transport, de l’énergie et de l’industrie, ainsi que la pollution résultant de sources naturelles, principalement les incendies de forêt, les tempêtes de poussière et les conditions atmosphériques et climatiques.
Selon le rapport, le secteur du transport est la source principale de pollution de l’air, «représentant à lui seul 59% des émissions de monoxyde d’azote (gaz polluant, NDLR) au niveau national en 2005».
Dans le secteur de l’énergie, les centrales thermiques sont «les plus grands producteurs de CO2, représentant 39% des émissions nationales de CO2 en 2005». Leur impact sur «la qualité de l’air est davantage aggravé par la teneur en soufre de la combustion de carburant à haut facteur d’émission tel le fuel lourd», souligne le rapport.
Sur le plan de l’industrie, un sondage mené par le ministère de l’Industrie en 2000 recense «22026 établissements industriels». La plupart de ces établissements se situent en dehors des 72 zones industrielles décrétées, «principalement dans les régions urbaines où résident les deux tiers de la population libanaise». D’après un rapport de la Banque mondiale datant de 1998, «Zouk Mikaël et Zouk Mosbeh hébergent les industries les plus polluantes émettant 45 819 tonnes de SOX (oxyde de soufre) par an», des chiffres qui doivent toutefois être pris «avec prudence, vu leur ancienneté», insiste le rapport.
À ces trois secteurs, s’ajoutent ceux de l’agriculture, de la construction et de l’exploitation des carrières, qui ont également une influence sur la qualité de l’air, ainsi que «les décharges sauvages et/ou la combustion à ciel ouvert de déchets solides, la combustion des pneus, les incendies et les explosions accidentelles dans des entrepôts faiblement réglementés, les feux d’artifice et les guerres».
En ce qui concerne la pollution de l’air intérieure au Liban, elle est principalement due à la fumée de tabac (80% des enfants libanais âgés entre 13 et 15 ans subissent le tabagisme passif à domicile, selon l’Enquête mondiale sur le tabagisme) et aux mauvaises pratiques de chauffage (les ménages à faible revenu ont recours à des combustibles solides de mauvaise qualité pour le chauffage domestique).
Une grande partie de ce chapitre est consacrée aux caractéristiques des principaux polluants atmosphériques au Liban ainsi qu’à une description des lois et règlements-clés en vigueur concernant la qualité de l’air et de l’environnement.
La dégradation de la qualité de l’air au Liban constitue un vrai problème écologique et sanitaire. Son coût est estimé à 170 millions de dollars par an.Plusieurs sources influent sur la qualité de l’air ambiant, les plus significatives restant la pollution provenant d’activités économiques, notamment les secteurs du transport, de l’énergie et de l’industrie, ainsi que la pollution résultant de sources naturelles, principalement les incendies de forêt, les tempêtes de poussière et les conditions atmosphériques et climatiques.Selon le rapport, le secteur du transport est la source principale de pollution de l’air, «représentant à lui seul 59% des émissions de monoxyde d’azote (gaz polluant, NDLR) au niveau national en 2005».Dans le secteur de l’énergie, les centrales thermiques sont «les plus grands...