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Un rapport sur l’environnement libanais dans tous ses états

Eau : le Liban à la limite du stress hydrique...

Une vue du barrage de Chabrouh au Kesrouan, le seul achevé de la stratégie décennale du ministère de l’Énergie et de l’Eau.

L’eau reste l’une des préoccupations majeures au Liban, et le problème s’aggrave en raison de la démographie galopante. Voilà pourquoi ce chapitre dans le rapport SOER explore avec tant de détails la croissance démographique au Liban, avec plusieurs graphes et statistiques, ainsi que le taux d’urbanisation très élevé. Le document conclut que «ce taux d’urbanisation a exercé une grande pression sur les ressources en eau».
Et d’ajouter: «Comme les différents établissements ont tenté de répondre à la demande croissante dans les villes côtières où vit la majorité des Libanais, il y a eu une dépendance excessive sur le pompage des puits et des forages. Il en a résulté une grave baisse de la nappe phréatique dans certaines zones aquifères et une intrusion de l’eau salée dans les régions côtières. La perte des ressources en eau douce côtière a entraîné des pénuries dans l’approvisionnement en eau potable.»
Le document s’attarde aussi sur les conséquences du réchauffement climatique qui «aura des incidences sur les précipitations». Toutefois, il précise qu’il est trop tôt pour identifier un changement dans les précipitations, selon les études déjà menées, mais note quand même que «la couverture neigeuse et la densité de la neige sont en baisse».
Le rapport fournit, de toute évidence, quantité de chiffres concernant la disponibilité de l’eau au Liban par sources (fleuves, stockage, sources naturelles, eaux souterraines). Il précise que la moyenne gravite autour de 1100 mètres cubes par habitant par an, et qu’elle est «dangereusement près de la norme internationale de 1000 mètres cubes par habitant par an au-dessous de laquelle il est question de stress hydrique». L’ouvrage souligne le peu d’infrastructures hydrologiques pour le stockage de l’eau au Liban, le pays ne disposant que de deux barrages, et constate que les aquifères sont «surexploités», suivant les chiffres du ministère de l’Énergie et de l’Eau.
Le rapport SOER donne également un aperçu des différentes institutions concernées par le problème de l’eau et conclut le chapitre sur les réponses à apporter aux questions de l’eau. À ce titre, il évoque l’accroissement des ressources, notamment par la construction de barrages et de lacs, rappelant qu’une stratégie décennale a été élaborée par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, et qu’à part la construction du barrage de Chabrouh, «peu de progrès ont été accomplis». Le document parle aussi d’autres mesures cruciales à prendre, comme la protection des sources d’eau existantes, l’amélioration de la prestation de services par des partenariats public-privé, la recharge des aquifères, la récupération des eaux de pluie...
L’eau reste l’une des préoccupations majeures au Liban, et le problème s’aggrave en raison de la démographie galopante. Voilà pourquoi ce chapitre dans le rapport SOER explore avec tant de détails la croissance démographique au Liban, avec plusieurs graphes et statistiques, ainsi que le taux d’urbanisation très élevé. Le document conclut que «ce taux d’urbanisation a exercé une grande pression sur les ressources en eau». Et d’ajouter: «Comme les différents établissements ont tenté de répondre à la demande croissante dans les villes côtières où vit la majorité des Libanais, il y a eu une dépendance excessive sur le pompage des puits et des forages. Il en a résulté une grave baisse de la nappe phréatique dans certaines zones aquifères et une intrusion de l’eau salée dans les régions côtières. La...