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Un rapport sur l’environnement libanais dans tous ses états

Urbanisation anarchique : nécessité de réformes immédiates

Une vue générale de la région du Grand Beyrouth.

Le rapport qualifie d’emblée l’urbanisation au Liban de «galopante et anarchique», la ramenant à «plusieurs facteurs d’ordres historique, politique et socioculturel». Dans le contexte libanais, note le texte, la propriété privée est sacrée et enracinée dans la Constitution libanaise. «La méconnaissance des lois et réglementations en vigueur relatives à l’urbanisme ainsi que l’attrait exercé par le secteur de l’immobilier comme source de profit et d’enrichissement ont favorisé l’intensification du rythme de la construction et l’expansion urbaine tentaculaire dans les zones naturelles qui ne disposent pas de services suffisants ou qui ne sont pas adaptées aux activités de la construction».
Le document souligne que «la planification urbaine au Liban demeure rudimentaire» et estime que «84% du pays ne dispose pas de plans directeurs». Par ailleurs, l’augmentation sans précédent des prix de l’immobilier au cours des dernières années n’est pas étrangère à l’urbanisation galopante.
Le texte s’attarde sur l’étendue de l’urbanisation au Liban et cite le schéma directeur d’aménagement du territoire libanais selon lequel «les zones urbaines occupaient approximativement, au début des années 1960, 260 kilomètres carrés, alors que vers 1998, cette occupation a augmenté pour atteindre une superficie de 649 kilomètres carrés».
Cette urbanisation rapide et anarchique a eu des implications sur le patrimoine environnemental et urbain. «Le mauvais zonage et les réglementations insuffisantes qui régissent les travaux de construction ont transformé presque tout le territoire libanais en un chantier ouvert à la construction», souligne le rapport. Cela «a eu des incidences durables sur le paysage urbain et rural, et de graves conséquences sur la consommation de l’énergie». Plus loin, le rapport prévient: «Si le rythme actuel de constructions se poursuit sans relâche, en l’absence de restrictions juridiques et politiques, le Liban subira des transformations drastiques et irréversibles dans les prochaines décennies.» Il passe en revue les nécessaires réformes à effectuer: administratives, relatives à la planification urbaine, au processus d’obtention d’un permis de construire, aux restrictions sur l’appropriation de biens par des non-Libanais, sans compter la sensibilisation du public.
Le rapport qualifie d’emblée l’urbanisation au Liban de «galopante et anarchique», la ramenant à «plusieurs facteurs d’ordres historique, politique et socioculturel». Dans le contexte libanais, note le texte, la propriété privée est sacrée et enracinée dans la Constitution libanaise. «La méconnaissance des lois et réglementations en vigueur relatives à l’urbanisme ainsi que l’attrait exercé par le secteur de l’immobilier comme source de profit et d’enrichissement ont favorisé l’intensification du rythme de la construction et l’expansion urbaine tentaculaire dans les zones naturelles qui ne disposent pas de services suffisants ou qui ne sont pas adaptées aux activités de la construction». Le document souligne que «la planification urbaine au Liban demeure rudimentaire» et estime que «84% du pays ne...