Le cofondateur de MSF réclame une zone d’exclusion aérienne
OLJ /
le 04 septembre 2012 à 00h36
Pour Jacques Bérès, chirurgien de guerre et cofondateur de Médecins sans frontières, en mission à Alep, la mise en place d’une zone d’interdiction aérienne en Syrie est d’une urgence absolue face au nombre croissant de victimes de bombardements aériens. « Il y a au moins 50 000 morts, plus tous les disparus. C’est honteux ! » s’insurge le médecin français, dans un hôpital près de la ligne de front à Alep, théâtre depuis plus d’un mois d’une bataille cruciale pour le régime comme les rebelles. Selon lui, le bilan de plus de 26 000 morts depuis mars 2011 établi par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé en Angleterre et s’appuyant sur un réseau de militants et de témoins, est nettement sous-évalué. Au cours des deux dernières semaines, le Pr Bérès estime avoir soigné entre 20 et 45 combattants rebelles par jour, et enregistré deux à six décès quotidiens. Et ces chiffres ne concernent qu’un hôpital relativement petit dans une immense métropole où la situation évolue très vite, avec des commerces ouverts et des piétons dans les rues dans certains quartiers tandis que d’autres zones sont sous les bombes. « C’est un massacre incroyable. Même si maintenant, c’est devenu une guerre civile. Mais c’est quand même très très asymétrique comme conflit. Des armes légères contre des chars et des bombardements aériens », dénonce le médecin, qui a arpenté la plupart des champs de bataille depuis le Vietnam dans les années 1960 jusqu’à la Libye l’année dernière. Et pourtant, les rebelles « vont gagner. Ils méritent de gagner. Ce sont des hommes braves, ils sont très courageux. Ils souffrent beaucoup et il y a beaucoup de pertes », déclare-t-il en posant sa tasse de thé pour examiner des radios et conseiller un collègue syrien sur le meilleur moyen de retirer une balle de la jambe d’un blessé. C’est la troisième fois que Jacques Bérès est en mission clandestine en Syrie cette année, avec le soutien de petites associations françaises. En mai, il a sillonné la région d’Idleb, où il assure que des soldats ont détruit des pharmacies et incendié des centres de soins. Et auparavant, il était à Homs en février, quand l’armée pilonnait le quartier de Baba Amr.
Pour Jacques Bérès, chirurgien de guerre et cofondateur de Médecins sans frontières, en mission à Alep, la mise en place d’une zone d’interdiction aérienne en Syrie est d’une urgence absolue face au nombre croissant de victimes de bombardements aériens. « Il y a au moins 50 000 morts, plus tous les disparus. C’est honteux ! » s’insurge le médecin français, dans un hôpital près de la ligne de front à Alep, théâtre depuis plus d’un mois d’une bataille cruciale pour le régime comme les rebelles. Selon lui, le bilan de plus de 26 000 morts depuis mars 2011 établi par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé en Angleterre et s’appuyant sur un réseau de militants et de témoins, est nettement sous-évalué.Au cours des deux dernières semaines, le Pr Bérès estime avoir soigné entre...
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