Le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour, s’est insurgé contre les responsables libanais qui réclament l'expulsion de l’ambassadeur de Syrie au Liban Ali Abdel Karim Ali, affirmant qu’un tel acte serait en contradiction avec "les conventions et les normes diplomatiques".
"Nous suivons certaines normes qui ne seront pas violées", a déclaré M. Mansour au quotidien al-Joumhouriya publié jeudi. Il a estimé qu’il n’y avait aucune raison d'expulser le représentant syrien ou de rappeler l’ambassadeur libanais en Syrie.
"Le gouvernement n’a aucune raison convaincante de prendre une telle mesure", a-t-il dit.
L’Alliance du 14 Mars a réclamé mercredi l’expulsion de l’ambassadeur de Syrie au Liban après que l’ambassade syrienne soit "devenue un centre d’opérations pour les enlèvements et les attentats au Liban".
Les étudiants du parti Kataëb ont organisé mercredi une marche pacifique à partir de la Maison centrale du parti, à Saïfi, en direction du palais Bustros où ils se sont rassemblés devant l’entrée du ministère pour stigmatiser la politique suivie par le chef de la diplomatie libanaise à l’égard de la Syrie.
Les organisations estudiantines du 14 Mars ont elles aussi annoncé mercredi leur intention d'organiser, le 29 août prochain à 19 heures, un sit-in devant le palais Bustros, siège du ministère libanais des Affaires étrangères, pour dénoncer la passivité à l’égard de la situation dans laquelle se trouve le pays.
Les appels à une expulsion de l'ambassadeur syrien se multiplient depuis l'arrestation, le 9 août, de l'ancien ministre libanais proche de Bachar el-Assad, Michel Samaha.
Selon une source judiciaire, M. Samaha et le chef de la Sécurité syrienne, le général Ali Mamlouk, sont soupçonnés d'avoir préparé des attentats ciblant des personnalités politiques et religieuses au Liban en vue de provoquer des tueries interconfessionnelles.
"Nous suivons certaines normes qui ne seront pas violées", a déclaré M. Mansour au quotidien al-Joumhouriya publié jeudi. Il a estimé qu’il n’y avait aucune raison d'expulser le représentant syrien ou de rappeler l’ambassadeur libanais en Syrie.
"Le gouvernement n’a aucune raison convaincante de prendre une telle mesure", a-t-il dit.
L’Alliance du 14 Mars a réclamé mercredi l’expulsion de l’ambassadeur de Syrie au Liban après que l’ambassade syrienne soit "devenue un centre d’opérations pour les...


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