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À La Une - Liban

Devant le palais Bustros, les étudiants Kataëb dénoncent la politique de Mansour

Les manifestants du parti Kataëb à Beyrouth ont réclamé hier l’expulsion de l’ambassadeur syrien et la suspension du Conseil supérieur libano-syrien. Photo Michel Sayegh

Les étudiants du parti Kataëb ont organisé hier une marche pacifique à partir de la Maison centrale du parti, à Saïfi, en direction du palais Bustros où ils se sont rassemblés devant l’entrée du ministère pour stigmatiser la politique suivie par le chef de la diplomatie, Adnane Mansour, à l’égard de la Syrie.
Les étudiants ont brandi des calicots dénonçant l’attitude du régime syrien à l’égard du Liban ainsi que des photos de Boutros Khawand et de l’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali. Sur les portraits de l’ambassadeur syrien on pouvait lire : « Respecte-nous ou dégage », ou aussi « La convocation de l’ambassadeur de Syrie est un devoir ». Notons que M. Mansour a reçu hier l’ambassadeur Ali qui s’est abstenu de toute déclaration à l’issue de l’entretien.
Peu après l’arrivée de la manifestation devant le palais Bustros, le président de la section estudiantine Kataëb, Patrick Richa, a prononcé une courte allocution dans laquelle il a notamment réclamé la révision des accords libano-syriens, l’abolition du conseil supérieur libano-syrien, la convocation de l’ambassadeur de Syrie et la publication des décrets d’application sur le vote des émigrés. M. Richa a souligné que si dans un délai d’une semaine, le ministre Mansour ne prend aucune mesure sur ce plan, « toutes les organisations estudiantines du 14 Mars organiseront une grande manifestation » afin de protester contre la politique suivie par le ministre des AE. M. Richa a ensuite rencontré à l’entrée du ministère le diplomate Rayan Souhaid, chef du cabinet du ministre, à qui il a remis un mémorandum adressé à M. Mansour.
« Notre rassemblement devant le ministère des Affaires étrangères est l’expression pacifique de notre rejet de la politique que vous suivez au ministère, souligne notamment le document à l’adresse de M. Mansour. Nous n’avons pas l’impression que vous faites primer l’intérêt du Liban sur toute autre considération, de même que vous ne faites rien pour consolider la dignité de l’État et vous ne respectez pas les directives du chef de l’État. Nous avons lutté pendant de nombreuses années afin d’arracher l’établissement des relations diplomatiques (entre le Liban et la Syrie) et nous n’accepterons pas que l’ambassade de Syrie se transforme en un nouveau centre ayant pour but d’imposer une nouvelle hégémonie sur le Liban. »
Abordant le dossier du traité libano-syrien de fraternité, signé en 1991, le mémorandum des étudiants Kataëb souligne que ce traité a été appliqué d’une manière partiale et a abouti à des relations déséquilibrées entre les deux pays, la partie syrienne n’épargnant aucun effort pour porter atteinte à la sécurité du Liban. « La dernière en date de ces atteintes est l’affaire de l’ancien ministre Michel Samaha qui a comploté avec une partie officielle syrienne pour saper la sécurité du Liban, souligne le document. Ce scandale est la preuve la plus irréfutable du caractère caduc du traité » bilatéral. Le mémorandum réclame dans ce cadre la dénonciation du traité en question et des accords de sécurité conclus entre les deux pays.
En ce qui concerne la situation de l’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, le document des étudiants Kataëb souligne que le comportement du ministre des AE à l’égard du diplomate syrien « bafoue les règles les plus élémentaires de l’action diplomatique et de la loi internationale ». « C’est à se demander si vous êtes ministre au sein de l’État libanais ou plutôt ambassadeur auprès du régime syrien, souligne le mémorandum. Comment pouvez-vous passer outre à la violation de la souveraineté du Liban de la part de la Syrie sans convoquer l’ambassadeur syrien ? Comment pouvez-vous négliger la dignité nationale en faisant fi des débordements sécuritaires ou de la mort et de l’enlèvement de citoyens libanais ? Nous vous demandons par conséquent de convoquer l’ambassadeur de Syrie pour sommer le pouvoir syrien de mettre un terme aux violations de la souveraineté libanaise. »
Le mémorandum réclame en outre la dissolution du Haut Comité libano-syrien avant d’évoquer le dossier des Libanais enlevés en Syrie ou détenus dans les prisons syriennes. Le document demande au pouvoir sur ce plan d’œuvrer afin d’obtenir la libération de ces otages et prisonniers. En conclusion, les étudiants Kataëb demandent à M. Mansour d’avaliser les décrets d’application permettant d’organiser le vote des émigrés lors des prochaines élections législatives.
Les étudiants du parti Kataëb ont organisé hier une marche pacifique à partir de la Maison centrale du parti, à Saïfi, en direction du palais Bustros où ils se sont rassemblés devant l’entrée du ministère pour stigmatiser la politique suivie par le chef de la diplomatie, Adnane Mansour, à l’égard de la Syrie.Les étudiants ont brandi des calicots dénonçant l’attitude du régime syrien à l’égard du Liban ainsi que des photos de Boutros Khawand et de l’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali. Sur les portraits de l’ambassadeur syrien on pouvait lire : « Respecte-nous ou dégage », ou aussi « La convocation de l’ambassadeur de Syrie est un devoir ». Notons que M. Mansour a reçu hier l’ambassadeur Ali qui s’est abstenu de toute déclaration à l’issue de l’entretien.Peu après...
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