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Moyen Orient et Monde

Proche-Orient

L’Égypte sommée de retirer ses chars du Sinaï
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a récemment envoyé un message à l’Égypte pressant Le Caire de retirer immédiatement ses chars déployés dans la péninsule du Sinaï pour réprimer des groupes islamistes, rapportait hier le quotidien Maariv. Dans ce message, Israël exige que l’Égypte cesse de déployer des renforts de troupes sans une coordination préalable avec l’État hébreu, conformément au traité de paix de 1979 entre les deux pays, qui prévoyait une démilitarisation du Sinaï. Selon le Maariv, les dirigeants israéliens redoutent que l’Égypte profite de la situation pour maintenir indéfiniment ses chars et ses renforts au Sinaï, même s’ils savent que l’offensive des forces égyptiennes sert leurs intérêts puisqu’elle vise des militants qui veulent aussi s’en prendre à Israël.

Netanyahu veut le soutien d’un rabbin influent pour attaquer l’Iran
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dépêché un proche collaborateur auprès du rabbin Ovadia Yossef, le chef spirituel du parti ultraorthodoxe Shass, afin d’obtenir son soutien à une attaque contre l’Iran, rapportaient hier des médias israéliens. Jusqu’à présent, le rabbin a ordonné aux ministres du Shass de s’opposer catégoriquement à une éventuelle attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes sans une coordination préalable avec les États-Unis.

Israël chiffre le coût d’une attaque contre Téhéran à 34 milliards d’euros
Attaquer l’Iran pourrait coûter 167 milliards de shekels (près de 34 milliards d’euros) à l’économie israélienne, selon les projections de la société d’information d’entreprise BDI-Coface. Les conséquences économiques directes se porteraient à 47 milliards de shekels (un peu plus de neuf milliards d’euros), estime BDI-Coface, ce qui représenterait 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) du pays en 2011. Les conséquences indirectes se chiffreraient à 24 milliards de shekels (cinq milliards d’euros) par an sur trois à cinq ans, étant donné l’effondrement auquel ferait face le secteur privé. Le gouverneur de la Banque centrale israélienne avait averti il y a dix jours qu’en cas de guerre avec l’Iran le pays serait plongé dans une crise économique.

Téhéran et Le Caire s’acheminent vers une reprise des relations diplomatiques
Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a estimé que son pays et l’Égypte s’acheminaient vers une reprise de leurs relations diplomatiques rompues il y a plus de trente ans, dans une interview publiée hier par le quotidien al-Ahram. « La révolution a ouvert un nouveau chapitre dans les relations de l’Égypte avec le monde extérieur », a estimé M. Salehi en déclarant que « l’Iran souhaite la bienvenue au président Mohammad Morsi » qui compte participer fin août à un sommet des non-alignés à Téhéran. Téhéran a rompu ses relations diplomatiques avec Le Caire en 1980, après la révolution islamique, pour protester contre la conclusion en 1979 des accords de paix de Camp David entre l’Égypte et Israël.

La République islamique dévoile un missile balistique et d’autres armes
L’Iran a dévoilé hier six armes aux caractéristiques améliorées, notamment un missile de courte portée plus précis et un moteur naval plus puissant, selon la presse iranienne. Ces armes ont été présentées lors d’une cérémonie marquant la Journée de l’industrie de la défense à laquelle participaient le président Mahmoud Ahmadinejad et le ministre de la Défense, Ahmad Vahidi. Mahmoud Ahmadinejad a souligné à nouveau que les avancées de Téhéran en matière de technologie militaire avaient un objectif exclusivement défensif, mais qu’elles permettraient de dissuader les puissances mondiales de lui imposer leur volonté.

Bagdad nie aider Téhéran à contourner les sanctions internationales
L’Irak a réfuté lundi les informations de presse selon lesquelles il aide son voisin iranien à contourner les sanctions internationales en faisant passer du pétrole en contrebande et en offrant à Téhéran un accès direct au système financier international, selon le porte-parole du Premier ministre irakien Nouri el-Maliki. La République islamique fait l’objet de sanctions internationales en raison de son programme nucléaire. Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, l’accusent de vouloir se doter de l’arme atomique, ce que Téhéran dément.

L’Irak veut renforcer son alliance avec les USA
L’Irak, théâtre d’une flambée de violences pendant le ramadan, cherche à renforcer ses liens militaires avec les États-Unis, huit mois après le départ des troupes américaines, a déclaré récemment le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey. L’Irak a notamment évoqué des manœuvres militaires conjointes, l’entraînement des officiers irakiens et d’autres champs de « coopération dans la sécurité », a-t-il ajouté.

L’Autorité palestinienne « perd rapidement sa légitimité »
L’Autorité palestinienne « perd rapidement sa légitimité aux yeux de la population » palestinienne, a affirmé le coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, selon un communiqué publié hier. « Aucune institution politique ne peut survivre si elle s’appuie uniquement sur l’économie et manque de légitimité politique. Si on n’emprunte pas une voie politique menant à la création d’un État palestinien viable (...), je crains que les institutions palestiniennes ne finissent par ne plus être viables et s’effondrer », a insisté le représentant de l’ONU.
L’Égypte sommée de retirer ses chars du SinaïLe Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a récemment envoyé un message à l’Égypte pressant Le Caire de retirer immédiatement ses chars déployés dans la péninsule du Sinaï pour réprimer des groupes islamistes, rapportait hier le quotidien Maariv. Dans ce message, Israël exige que l’Égypte cesse de déployer des renforts de troupes sans une coordination préalable avec l’État hébreu, conformément au traité de paix de 1979 entre les deux pays, qui prévoyait une démilitarisation du Sinaï. Selon le Maariv, les dirigeants israéliens redoutent que l’Égypte profite de la situation pour maintenir indéfiniment ses chars et ses renforts au Sinaï, même s’ils savent que l’offensive des forces égyptiennes sert leurs intérêts puisqu’elle vise des...
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