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De nouvelles défections "spectaculaires" prochainement en Syrie, selon Fabius

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a affirmé jeudi à l'AFP détenir des informations selon lesquelles de nouvelles défections "spectaculaires" se produiront prochainement au sein du régime syrien.

"D'après les informations que nous avons, mais nous verrons si cela est confirmé dans les jours qui viennent, il y a d'autres défections spectaculaires qui se produisent", a affirmé le ministre français en visite à Beyrouth.

Il a rappelé les "défections extrêmement spectaculaires" ces dernières semaines du Premier ministre Riad Hijab, un ancien fidèle du régime et du général Manaf Tlass, le plus haut gradé syrien ayant fait dissidence et ami d'enface du président Bachar al-Assad.

"Tout cela montre que des gens de différentes communautés (...) ont décidé d'abandonner le régime car ils voient que la seule chose que sait faire maintenant M. Bachar al-Assad, c'est d'assassiner son propre peuple", a ajouté M. Fabius.

"Ces éléments qui s'additionnent les uns les autres sont non seulement spectaculaires mais montrent que le régime est en décomposition (...) on souhaite évidemment que ça aille le plus vite possible", a-t-il poursuivi.

Selon lui, M. Assad est "un homme qui se retrouve de plus en plus seul" et "nous voulons hâter au maximum le moment où il sera remplacé".

Mais, a-t-il toutefois prévenu, la chute du régime ne doit pas se traduire "par une montée de l'extrémisme. Pour cela, il faut à la fois que le régime soit changé, mais que les institutions continuent d'exister solidement sinon on risque d'avoir un phénomène à l'irakienne".

Les pays occidentaux sont réticents à l'idée d'armer les rebelles, arguant que l'arsenal pourrait tomber entre les mains de groupes extrémistes. Ils ne penchent pas non plus pour une intervention militaire comme en Libye ou même l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne.

"Bachar al-Assad possède de moyens aériens et anti-aériens extrêmement puissants, beaucoup plus forts que ceux de M. Kadhafi en Libye", a expliqué M. Fabius en référence à l'ex-leader libyen tué en 2011 au terme d'une révolte armée contre son régime.

La révolte pacifique qui a éclaté en mars 2011 en Syrie contre le régime s'est transformée au fil des mois en un conflit armé généralisé, avec des combats qui ont gagné la capitale Damas et surtout Alep, deuxième ville du pays où se déroule une bataille vitale pour la survie du régime.

Selon des experts, la stratégie de l'opposition syrienne consiste à encourager les désertions des membres du régime et intensifier la guerre d'usure pour obtenir la chute du pouvoir.

"L'un des arguments développés souvent par les Russes est que 'Bachar al-Assad, ce n'est pas vraiment ce que nous souhaitons mais au moins lui assure l'ordre'. Ce n'est pas vrai, c'est devenu non seulement une crise internationale mais un désordre absolu", a assuré M. Fabius. Moscou est l'un des principaux soutiens de Damas.

"Nous plaidons pour un gouvernement de transition de large union où vous aurez des gens venant d'horizons très différents et qui garantira le droit des différentes communautés", a indiqué le ministre français qui a lancé de nouveau un appel à l'opposition syrienne hétéroclite à "se rassembler".

Il a indiqué par ailleurs que l'Europe apporte plus de 90 millions d'euros en aide humanitaire aux Syriens et la France près de 15 millions d'euros.
Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a affirmé jeudi à l'AFP détenir des informations selon lesquelles de nouvelles défections "spectaculaires" se produiront prochainement au sein du régime syrien."D'après les informations que nous avons, mais nous verrons si cela est confirmé dans les jours qui viennent, il y a d'autres défections spectaculaires qui se produisent", a affirmé le ministre français en visite à Beyrouth.Il a rappelé les "défections extrêmement spectaculaires" ces dernières semaines du Premier ministre Riad Hijab, un ancien fidèle du régime et du général Manaf Tlass, le plus haut gradé syrien ayant fait dissidence et ami d'enface du président Bachar al-Assad."Tout cela montre que des gens de différentes communautés (...) ont décidé d'abandonner le régime car ils voient que la seule...