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Culture - Initiative

« Les Jardins éphémères », deuxième édition

« Les Jardins éphémères » étaient de retour pour la deuxième année consécutive au Rikky’z à Faqra – Kfardebiane.

Zeina Daccache et ses symboles de liberté : les cages et l’olivier.

Sur un concept imaginé par Urban Art, dix créateurs se sont réunis autour du paysagiste Gaby Khalifé pour concevoir, du 10 au 15 août, dix jardinets thématiques, plus proches de l’installation artistique que du simple jardin livrant leur message à travers des œuvres éphémères.
Roger Moukarzel, photographe de renom, a fait de son jardin un arbre généalogique où chaque visiteur se faisait photographier et accrochait sa photo sur des mûriers. Philippe Aractingi, réalisateur, a proposé de faire un choix. Dans une boîte à images inspirée des fêtes foraines et actionnée à la main, on voyait défiler à l’intérieur d’un drapeau libanais : un cèdre, un bananier, une roue enflammée et un bulldozer... Le message est clair !
Plus poétique le « Green Walk » de Papou Lahoud, qui a montré des mannequins de couture tout fleuris. Une ode à la femme fraîche, belle, éternelle... Michel Abou Sleiman, comédien, invite tout le monde à rire de tout dans son « Garden of Laugh ». La danseuse Nadra Assaf a proposé « The Struggle to Survive », un message d’espoir et d’amour dans un monde difficile à vivre. L’ambassadeur de Grande-Bretagne, Tom Fletcher, a rendu hommage à son pays qui a accueilli les Jeux olympiques et qui a fêté cette année le Jubilé de la reine. L’actrice Nada Abou Farhat a créé une jungle sexy et belle, à son image. Un petit feu y brûlait tout le temps et invitait les passants à se réchauffer la nuit tombée. Le musicien Michel Fadel a, quant à lui, proposé « Touches miniatures », une cabane de jardin remplie de petits pianos, chacun décoré de façon différente. Le message le plus fort a été probablement délivré par le jardin de la metteur en scène Zeina Daccache « Reconsidering Imprisonment », rien que des cages et un olivier unique symbole de la liberté. À signaler la grande cage remplie à ras bord de petites plantes, qui rappelle la promiscuité dans laquelle vivent les prisonniers au Liban.
Autour des jardins, une vingtaine d’artisans et de peintres triés sur le volet proposaient leurs créations à la vente. Et pour enchanter le tout, trois spectacles ont été présentés. Le comédien Joe Kodeih a servi un pot-pourri de ses meilleurs sketches devant un public enthousiaste ; Bruno Tabbal et Cynthia Karam ont fait danser un public jeune et endiablé et, pour clôturer les « Sunset Shows », la montagne de Faqra a frémi sous le charme de la voix de Lilit Soghomonyan, soprano arménienne qui a interprété un choix de chants lyriques italiens et arméniens.
Sur un concept imaginé par Urban Art, dix créateurs se sont réunis autour du paysagiste Gaby Khalifé pour concevoir, du 10 au 15 août, dix jardinets thématiques, plus proches de l’installation artistique que du simple jardin livrant leur message à travers des œuvres éphémères.Roger Moukarzel, photographe de renom, a fait de son jardin un arbre généalogique où chaque visiteur se faisait photographier et accrochait sa photo sur des mûriers. Philippe Aractingi, réalisateur, a proposé de faire un choix. Dans une boîte à images inspirée des fêtes foraines et actionnée à la main, on voyait défiler à l’intérieur d’un drapeau libanais : un cèdre, un bananier, une roue enflammée et un bulldozer... Le message est clair ! Plus poétique le « Green Walk » de Papou Lahoud, qui a montré des mannequins de couture...
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