Les propriétaires de logements anciens déterminés à recourir à l’escalade
OLJ /
le 13 août 2012 à 01h23
Propriétaires et locataires menacent de recourir à l’escalade depuis des semaines, en attendant le sort du projet de loi sur les anciens loyers.
À peine l’histoire des journaliers d’Électricité du Liban réglée, que c’est un autre conflit qui menace de déstabiliser, une nouvelle fois, la pérennité sociale, déjà précaire. Propriétaires des immeubles et locataires s’affrontent depuis des mois après que la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice eut commencé à travailler à la préparation d’un nouveau projet de loi sur les loyers. Dans les détails, il prévoit une augmentation progressive des loyers d’avant 1992 sur une période de six ans, de l’ordre de 20 % la première année, puis les autres augmentations seront proportionnelles au taux d’inflation établi par l’Administration centrale des statistiques (ACS). À la fin de la sixième année, les locataires, s’ils veulent continuer à occuper leur appartement, devront signer des contrats de bail d’une durée de trois ans. Et en cas de non-paiement, le projet de loi stipule que les propriétaires ont le droit d’expulser les locataires. Les associations de locataires se sont organisées pour protester contre un projet qu’elles jugent « injuste » et menacent elles aussi de recourir à l’escalade en cas d’approbation du projet « qui mettrait à la rue des dizaines de milliers de personnes » et qu’elles jugent « complètement éloigné de toute considération humaine et sociale ». Elles réclament également, en cas d’abandon des appartements, des compensations financières. Pour le regroupement des propriétaires des immeubles en location, ces réclamations sont injustifiées. Les propriétaires se disent victimes d’un « État qui ne réagit qu’à l’escalade de violence et au langage de la rue ». Dans un communiqué, ils comparent leur situation à « l’occupation qu’a connue le Liban à de nombreuses reprises entre 1975 et 1990 ». « Les loyers que nous percevons ne nous permettent pas de vivre dignement et nous obligent à prendre le chemin de l’exil. » Ils ont appelé le président du Parlement, Nabih Berry, à émettre un avis clair et sans équivoque sur le nouveau projet de loi et à accélérer ainsi son adoption, « sans quoi, un recours à l’escalade violente est imminent ».
À peine l’histoire des journaliers d’Électricité du Liban réglée, que c’est un autre conflit qui menace de déstabiliser, une nouvelle fois, la pérennité sociale, déjà précaire. Propriétaires des immeubles et locataires s’affrontent depuis des mois après que la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice eut commencé à travailler à la préparation d’un nouveau projet de loi sur les loyers. Dans les détails, il prévoit une augmentation progressive des loyers d’avant 1992 sur une période de six ans, de l’ordre de 20 % la première année, puis les autres augmentations seront proportionnelles au taux d’inflation établi par l’Administration centrale des statistiques (ACS). À la fin de la sixième année, les locataires, s’ils veulent continuer à occuper leur appartement, devront...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Il est grand temps de finir des anciens loyers et des anciens locataires maintenant et pas dans six ans et aux responsables de penser comment payer les indemnités.
Antoine Sabbagha
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.
Il est grand temps de finir des anciens loyers et des anciens locataires maintenant et pas dans six ans et aux responsables de penser comment payer les indemnités.
Antoine Sabbagha
Sabbagha Antoine
09 h 29, le 13 août 2012
Il serait souhaitable,en effet, qu'il y ait un projet de loi cohėrent et juste pour les locataires mais aussi les proprietaires. Pour avoir "heritė "d un immeuble datant de 1963, en parfait etat, les proprietaires se retrouvent avec des charges supėrieures aux recettes....un loyer pour un appartement de 110m2 moyennant 250000ll annuel et un locataire (avocat de profession) proposant un rėglement en trois fois!! De quoi compatir a sa misere....
Il est grand temps de finir des anciens loyers et des anciens locataires maintenant et pas dans six ans et aux responsables de penser comment payer les indemnités. Antoine Sabbagha
09 h 29, le 13 août 2012