Joe el-Khoury.
« La médecine sans la culture n’est rien. Imaginez un médecin brillant, au summum de sa carrière, mais non cultivé... Serait-il capable de tenir une conversation dans un salon ? » s’est demandé Joe el-Khoury, rédacteur en chef de la revue étudiante, dans son dernier éditorial. Aujourd’hui, à quelques semaines de la publication du prochain numéro, Joe est toujours convaincu de la nécessité pour les étudiants en médecine de s’ouvrir à la culture. « Un médecin instruit brille dans son hôpital, tandis qu’un médecin cultivé brille partout », répète l’étudiant en 5e année de médecine.
Après deux premiers numéros, en 2006 et 2007, la publication d’Hypocampus est interrompue durant plusieurs années. « En 2011, suite à l’idée de l’amicale, nous avons décidé de la relancer », affirme Joe, qui avait remporté en 2009 le deuxième prix du concours Rami Azzam du jeune écrivain francophone. C’est la renaissance d’Hypocampus. 56 pages d’articles culturels, médicaux, sociaux et politiques. 1 500 copies de la revue sont alors distribuées. Après la reprise et avant de s’attaquer au numéro suivant, les jeunes étudiants font le point sur leur travail, les forces et les points à améliorer. « Dans le prochain numéro, il y aura plus de contributions des étudiants, plus d’infos et plus de critiques, annonce le rédacteur en chef, content d’avoir réussi à mieux organiser le travail cette fois-ci. L’année passée, nous nous sommes pris à la dernière minute. C’était difficile de mobiliser les étudiants et de les amener à écrire. »
Hypocampus, avec ses articles trilingues – français, anglais et arabe –, se veut informatif, pluraliste et ludique. « Nous présentons dans chaque numéro un dossier intéressant sur un sujet médical qui sort de l’ordinaire, des articles originaux et une couverture de l’actualité culturelle de la faculté », précise Joe. Toutes les étapes de réalisation du magazine, « à l’exception de l’impression, confiée à des spécialistes », de la rédaction à la distribution, en passant par la mise en page et l’édition, sont exécutées par les étudiants. Un travail considérable pour ces médecins en devenir, partagés entre les cours à la fac et les stages à l’hôpital.


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