Rechercher
Rechercher

À La Une - Le Chiffre De La Semaine

1,6 milliard de musulmans, une communauté contrastée

Au Liban, 77% des sunnites affirment que les chiites sont des musulmans contre 22% qui pensent le contraire, relève une vaste étude.

Les hommes vont plus souvent à la mosquée que les femmes pour des raisons culturelles, note l'enquête. Aamir Qureshi/AFP

Entre 85 et 100% de la communauté musulmane, qui compte plus de 1,6 milliard d'individus, croient en Dieu et en Mahomet, mais les pratiques et les doctrines diffèrent d’une région à l’autre du globe, selon une enquête publiée récemment.

 

"Les musulmans sont unis quand il s'agit des grands préceptes" tels que la croyance en un Dieu unique et son prophète Mahomet ou la pratique du Ramadan, mais "sont divers, et quelquefois de beaucoup" en matière d'implication religieuse, d'interprétation de l'islam ou dans l'acceptation du chiisme, indique son principal auteur James Bell, l'un des directeurs de Pew.

 

Cette vaste étude a été conduite en plus de 80 langues dans 39 pays représentant 67% des musulmans du monde, auprès de 38.000 personnes interrogées en 2008-2009 et 2011-2012. Inscrite dans un projet plus large sur le changement religieux mondial, elle sera suivie d'une enquête sur les attitudes sociales et politiques des musulmans.

 

Au Liban, près de 59% des musulmans disent que la religion constitue un élément essentiel de leur vie. 77% des plus de 35 ans affirment prier plusieurs fois par jour, contre 47% pour les 18-34 ans.

 

Plus de 44% des musulmans libanais de plus de 35 ans vont à la mosquée une ou plusieurs fois par semaine, contre 24% pour les 18-34 ans. Aussi, 39% des plus de 35 ans lisent le Coran quotidiennement contre 21% pour les 18-34 ans.

 

Par ailleurs, 77% des sunnites au Liban affirment que les chiites sont des musulmans contre 22% qui pensent le contraire. En outre, 47% des musulmans libanais estiment qu’il existe une seule interprétation de l’islam contre 45% qui pensent qu’il existe une multitude d’interprétations de cette religion.

 

De manière générale, si pour huit personnes sur dix dans les pays d'Afrique subsaharienne, en Asie du sud-est et du Sud, la religion est "très importante", elles sont six sur dix au Moyen-Orient et Afrique du nord (Egypte, Tunisie, Maroc) et pas plus d'une sur deux dans des pays anciennement communistes comme la Russie et les anciennes républiques d'Asie centrale à exprimer le même sentiment.

 

Au Moyen-Orient et en Afrique du nord, la différence est aussi générationnelle, les plus de 35 ans étant plus religieux que les jeunes alors que c'est le contraire dans la seule Russie.

 

Si les hommes vont plus souvent à la mosquée que les femmes, pour "des raisons plus culturelles que religieuses", selon M. Bell, la lecture du Coran ou l'observance du Ramadan sont partagées.

 

Globalement, 63% des musulmans - mais seulement 37% des musulmans américains - estiment qu'il n'y a qu'une seule façon d'interpréter l'islam.

 

L'étude remarque néanmoins que les pays où sunnites et chiites vivent côte à côte sont ceux qui ont davantage tendance à accepter le courant chiite. A contrario, au Pakistan, à écrasante domination sunnite, 41% des musulmans sunnites pensent que les chiites ne sont pas de vrais musulmans.

 

Par ailleurs, neuf musulmans sur dix sont nés musulmans. Les ex-pays communistes sont ceux qui enregistrent la plus forte conversion (7% en Russie), souvent de fidèles élevés dans l'athéisme. "La conversion à l'islam ne joue pas un rôle important dans la croissance de la population musulmane", conclut M. Bell, qui évoque plutôt le taux de fertilité.

 

Entre 85 et 100% de la communauté musulmane, qui compte plus de 1,6 milliard d'individus, croient en Dieu et en Mahomet, mais les pratiques et les doctrines diffèrent d’une région à l’autre du globe, selon une enquête publiée récemment.
 
"Les musulmans sont unis quand il s'agit des grands préceptes" tels que la croyance en un Dieu unique et son prophète Mahomet ou la pratique du Ramadan, mais "sont divers, et quelquefois de beaucoup" en matière d'implication religieuse, d'interprétation de l'islam ou dans l'acceptation du chiisme, indique son principal auteur James Bell, l'un des directeurs de Pew.
 
Cette vaste étude a été conduite en plus de 80 langues dans 39 pays représentant 67% des musulmans du monde, auprès de 38.000 personnes interrogées en 2008-2009 et 2011-2012. Inscrite dans un projet plus large sur le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut