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Économie - Liban - Social

Khaouli dénonce l’accord conclu avec les journaliers de l’EDL

Le président de l’Union des travailleurs libanais, Maroun Khaouli, a vivement critiqué hier l’accord conclu entre les travailleurs journaliers de l’Électricité du Liban (EDL) et l’État, qui, selon lui, ne correspond pas aux sacrifices qu’ils ont endurés des années durant et pendant les 90 jours de grève. « Les journaliers ont travaillé dans des conditions extrêmes, sans aucune protection sociale, ils ont été victimes de nombreux accidents de travail et méritent une solution plus digne et juste », a indiqué M. Khaouli. Selon lui, l’accord conclu visait seulement à apaiser les tensions et mettre fin au sit-in, et non pas à leur donner les droits qu’ils méritent, « c’est-à-dire leur titularisation au sein de l’institution et des compensations financières pour toutes les injustices subies », a-t-il ajouté.
Rappelons que l’accord conclu la semaine dernière prévoit le versement des salaires des journaliers pour les mois de mai et juin, ainsi qu’un concours en vue de leur titularisation. Le problème est que les trois sociétés privées chargées par le ministère de l’Énergie et de l’Eau de la distribution de l’électricité et la collecte de factures ne considèrent pas que c’est à elles que revient le devoir de payer les journaliers, à moins que ces derniers ne signent un contrat de travail avec elles.

Les contrats avec les entreprises privées
Pour Maroun Khaouli, « une signature de contrat avec ces entreprises privées ne garantirait en rien la pérennité du travail des journaliers qui pourraient être remerciés du jour au lendemain et perdre une nouvelle fois tous leurs droits ».
Les entreprises privées en question ont accepté de retirer du contrat l’article prévoyant trois mois d’essai pour les journaliers et qui avait suscité la polémique. Réagissant à cette annonce, un des membres du comité de suivi de l’affaire, Lubnan Makhoul, a appelé alors ses collègues à signer les contrats avec les trois entreprises privées.
Mais M. Khaouli ne semble pas du même avis. « La surenchère concernant la période d’essai de trois mois dans le contrat de travail est futile car il est possible de renvoyer un travailleur très facilement, même ces trois mois passés », a estimé M. Khaouli. Selon lui, « l’accord conclu ne représente en rien une solution pérenne à la crise, et l’avenir des journaliers reste tout aussi précaire et otage des intérêts des entreprises privées ».
Le président de l’Union des travailleurs libanais, Maroun Khaouli, a vivement critiqué hier l’accord conclu entre les travailleurs journaliers de l’Électricité du Liban (EDL) et l’État, qui, selon lui, ne correspond pas aux sacrifices qu’ils ont endurés des années durant et pendant les 90 jours de grève. « Les journaliers ont travaillé dans des conditions extrêmes, sans aucune protection sociale, ils ont été victimes de nombreux accidents de travail et méritent une solution plus digne et juste », a indiqué M. Khaouli. Selon lui, l’accord conclu visait seulement à apaiser les tensions et mettre fin au sit-in, et non pas à leur donner les droits qu’ils méritent, « c’est-à-dire leur titularisation au sein de l’institution et des compensations financières pour toutes les injustices subies »,...
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