Les Douanes ont constaté sur juin que « les exportations se contractent nettement, en particulier celles de matériels de transport, après plusieurs grands contrats en mai ». Dans le même temps, « les livraisons aéronautiques marquent le pas et celles de véhicules automobiles accentuent leur repli ». Les autres produits manufacturés ont mieux résisté, notamment les biens intermédiaires et les produits de luxe. Les ventes de matériel militaire et des déplacements de collections d’œuvres d’art se sont maintenues à un niveau important. Les ventes se sont fortement contractées vers l’Amérique, ainsi que vers l’UE, mais elles sont restées « fermes » vers l’Allemagne. Une « nette hausse » a été enregistrée vers l’Asie. « Les exportations françaises sont encore trop centrées sur l’Europe », a estimé Alberto Balboni, du cabinet Xerfi, qui a noté un « signal positif » : le solde de 18 milliards d’euros de l’aéronautique sur douze mois qui, « s’il était confirmé, serait un record absolu ».
Les importations, elles, ont atteint 42,5 milliards d’euros en juin, en léger repli seulement par rapport à mai, « le recul pour les biens intermédiaires et les produits pharmaceutiques étant en grande partie compensé par une hausse des achats énergétiques », selon les Douanes. Le mois de juin a connu un recul « prononcé » pour les achats de biens intermédiaires (métaux, chimie), les produits pharmaceutiques, l’aéronautique, l’automobile et les équipements mécaniques et électriques. Mais les achats d’hydrocarbures (quantités), de matériel informatique et de téléphonie ont progressé et ceux de la construction navale ont bondi « en raison de la prise en compte d’un navire de forage pétrolier stationné dans les eaux guyanaises ».
Géographiquement, les achats ont chuté depuis l’UE, en particulier depuis l’Espagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Irlande, mais ont « fortement » augmenté depuis le Proche et Moyen-Orient et l’Asie. Les exportations françaises se trouvent « dans une phase de stagnation depuis l’été dernier, à 36 milliards en moyenne par mois », a relevé M. Balboni. « Il s’agit d’exportations en valeurs, donc, en tenant compte de l’inflation, cela veut dire baisse des exportations en volumes. » Et le recul des importations est un « signe de contraction de la demande domestique », a-t-il poursuivi.
(Source : AFP)


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