Le bureau de presse de la Sûreté générale a publié jeudi un communiqué afin de clarifier l'affaire de l'expulsion de 14 ressortissants syriens du Liban.
"La décision d'expulser des ressortissants, syriens, arabes ou étrangers, se fonde toujours sur des dossiers judiciaires et sécuritaires et conformément aux conventions régionales et internationales", indique le texte.
"Des mesures exceptionnelles sont appliquées lorsqu'il s'agit de ressortissants qui pourraient être en danger dans le cas d'une expulsion", poursuit le document qui précise que ce genre de mesure est adoptée depuis le début de la crise en Syrie.
"Quatorze hommes ont été expulsés vers la Syrie aujourd'hui, malgré le fait que quatre d'entre eux ont demandé à ne pas l'être de peur des persécutions s'ils étaient remis aux autorités syriennes", a indiqué aujourd'hui un responsable de Human Rigths Watch à l'AFP.
Les 14 ressortissants syriens ont été expulsés car ils ont commis les crimes et violations suivants lors de leur séjour au Liban, poursuit la Sûreté générale :
1- Vol à main armé (6 personnes)
2- Attaque contre un responsable de l'armée et insulte envers l'institution militaire libanaise (2 personnes)
3- Utilisation de documents falsifiés (1 personne)
4- Décision judiciaire d'expulsion (1 personne)
5- Harcèlement sexuel d'une jeune fille libanaise (1 personne)
6- Tentative de vol d'un pick-up appartenant aux Forces de sécurité intérieure (FSI) (1 personne)
7- Violation d'une propriété privée (1 personne)
Dans son communiqué, la Sûreté générale indique souhaiter que cette affaire reste en dehors du "bazar politique et médiatique" et réaffirme son respect des droits de l'homme et de la situation des réfugiés syriens présents sur le territoire libanais.
L'expulsion des ressortissants syriens a néanmoins suscité de nombreuses critiques au Liban.
Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt a accusé jeudi, lors d'un discours, le directeur général de la Sûreté générale Abbas Ibrahim d'"obéir aux ordres du régime du président syrien Bachar el-Assad" et a appelé les responsables à le punir et à "le licencier s'il le faut".
"Ne se rend-il pas compte que les Syriens expulsés n'auront pas de procès juste en Syrie et seront systématiquement liquidés ?", s'est interrogé le chef du PSP qui a refusé catégoriquement que des ressortissants syriens soient expulsés du Liban.
"La décision d'expulser des ressortissants, syriens, arabes ou étrangers, se fonde toujours sur des dossiers judiciaires et sécuritaires et conformément aux conventions régionales et internationales", indique le texte.
"Des mesures exceptionnelles sont appliquées lorsqu'il s'agit de ressortissants qui pourraient être en danger dans le cas d'une expulsion", poursuit le document qui précise que ce genre de mesure est adoptée depuis le début de la crise en Syrie.
"Quatorze hommes ont été expulsés vers la Syrie aujourd'hui, malgré le fait que quatre d'entre eux ont demandé à ne pas l'être de peur des persécutions s'ils étaient remis aux autorités...


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