Venu en Israël en pleine campagne électorale aux États-Unis et trois jours seulement après une visite du candidat républicain Mitt Romney, M. Panetta a martelé la position tenue de longue date par l’administration démocrate de Barack Obama. Les États-Unis ne laisseront pas l’Iran acquérir l’arme nucléaire, mais comptent « épuiser tous les efforts » diplomatiques avant de recourir à l’option militaire, n’a-t-il cessé d’affirmer. Et à des dirigeants israéliens qui semblent à court de patience, il a voulu réaffirmer l’engagement américain « solide comme un roc » envers Israël. « Nous ne permettrons pas à l’Iran de développer une arme nucléaire. Point. (...) Et nous mettrons en œuvre toutes les options pour nous assurer que cela n’arrive pas », a-t-il réitéré lors d’un entretien avec M. Netanyahu.
Aussi impatient que M. Netanyahu, le ministre israélien de la Défense a jugé que « la probabilité que l’Iran renonce à son programme (nucléaire) est extrêmement faible. Il est important de noter qu’au moment où l’on recourt aux sanctions et à la diplomatie, les Iraniens continuent quotidiennement à enrichir l’uranium nécessaire pour leurs armes. Nous avons clairement quelque chose à perdre en laissant ainsi le temps passer », a constaté M. Barak.
En attendant, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Fereydoun Abbassi Davani, a démenti une cyberattaque contre les sites nucléaires iraniens, selon l’agence ISNA. « Il n’y a rien de cela. Nous continuons nos activités », a-t-il assuré. Rappelons que le groupe finlandais de cybersécurité F-Secure avait affirmé le 25 juillet qu’un Iranien se présentant comme chercheur à l’OIEA leur avait indiqué que le programme nucléaire iranien avait été victime d’une cyberattaque. Enfin, notons que Pékin a exigé hier que les États-Unis reviennent sur leur décision « infondée » de sanctionner la banque chinoise Kunlun, accusée par Washington d’avoir aidé Téhéran dans ses activités de prolifération nucléaire « illicites ».
(Source : AFP)

