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La fermeture du siège d'EDL est une "première dangereuse", avertit Hayek

Le directeur général de l’Electricité du Liban (EDL), Kamal Hayek, a évoqué, mardi, lors d'une conférence de presse, la décision de la direction de fermer le siège de l'office à Mar Mikhaël, un quartier de Beyrouth. "C'est une première dangereuse qui n'a eu lieu ni lors de la guerre civile ni même lors de l'invasion israélienne du Liban en 1982", a dénoncé M. Hayek. 

 

Lundi, les journaliers grévistes ont bloqué toutes les entrées du siège de l’office à Mar Mikhaël, empêchant les employés d’accéder à leurs bureaux.

 

Le conseil d’administration de l’office a indiqué par la suite que le siège central était "fermé de force" en raison du mouvement de protestation des journaliers. "Cette fermeture se maintiendra jusqu’à la fin de cette occupation, sachant qu’elle aboutira à la coupure du courant, sur tout le territoire, au cours des prochaines heures", a également prévenu lundi le conseil d'administration.

 

"Quand le mouvement de protestation était pacifique, nous n'avons pas réagi. La situation aujourd'hui est totalement différente : un mouvement de protestation civilisée ne ferme pas les portes d'EDL avec des chaînes et n'entrave pas la liberté de ses employés", a martelé M. Hayek aujourd'hui.

 

Les journaliers protestent depuis près de trois mois en bloquant l'entrée principale de l'établissement à Mar Mikhaël, ainsi que d'autres établissements à travers le territoire libanais, pour réclamer le paiement de leurs salaires de mai et juin et leur inscription au cadre de la compagnie.

 

M. Hayek a assuré que la direction de l'EDL a toujours soutenu les journaliers dans leurs demandes, ajoutant que la solution à cette crise se trouve aujourd'hui au sein du Parlement et non d'EDL. "Cette situation ne porte pas préjudice aux forces politiques, mais au citoyen libanais", a-t-il indiqué. Et M. Hayek d'assurer : "Nous n'avons pas l'intention de couper le courant, mais nous risquons de grandes pannes". "Tant que la situation sécuritaire ne retourne pas à la normale (à Mar Mikhaël), nous ne pourrions pas reprendre notre travail pour assurer le courant aux Libanais", a conclu M. Hayek.

 

Ce matin, des médias locaux avaient pourtant rapporté que le ministre de l'Intérieur Marwan Charbel avait annoncé, peu avant la réunion du Conseil des ministres au palais de Baabda, que la crise des journaliers d'EDL avait été résolue.

 

Même son de cloche pour le ministre de la Santé Ali Hassan Khalil qui avait fait état d'énormes progrès, assurant que ce dossier est près d'être clos.

Le directeur général de l’Electricité du Liban (EDL), Kamal Hayek, a évoqué, mardi, lors d'une conférence de presse, la décision de la direction de fermer le siège de l'office à Mar Mikhaël, un quartier de Beyrouth. "C'est une première dangereuse qui n'a eu lieu ni lors de la guerre civile ni même lors de l'invasion israélienne du Liban en 1982", a dénoncé M. Hayek. 
 
Lundi, les journaliers grévistes ont bloqué toutes les entrées du siège de l’office à Mar Mikhaël, empêchant les employés d’accéder à leurs bureaux.
 
Le conseil d’administration de l’office a indiqué par la suite que le siège central était "fermé de force" en raison du mouvement de protestation des journaliers. "Cette fermeture se maintiendra jusqu’à la fin de cette occupation, sachant qu’elle aboutira à la coupure du...