Rechercher
Rechercher

Santé - Nutrition

Premiers résultats encourageants du programme « Ajial Salima »

Deux ans après le lancement du programme « Ajial Salima », qui a profité à près de 2 400 élèves, une amélioration des habitudes alimentaires chez les enfants est notée.

Un groupe d’enfants ayant bénéficié des sessions du programme « Ajial Salima ».

Quelque 2 389 élèves dans vingt écoles publiques et huit privées ont bénéficié à ce jour du programme « Ajial Salima » (des générations saines), deux ans après son coup d’envoi. Ce programme, lancé par Nestlé, est exécuté au Liban en coopération avec l’Université américaine de Beyrouth. Le but est de promouvoir les bases d’une alimentation saine et d’un mode de vie sain chez les enfants de 9 à 11 ans.
Pour ce faire, douze sessions instructives réparties sur une période de douze à seize semaines ont été organisées à l’intention des élèves concernés par le programme. Les sessions étaient interactives et comprenaient des travaux pratiques sur la nutrition, l’alimentation saine et l’activité physique. Les élèves ont par la suite répondu à un questionnaire pour évaluer leurs progrès.
Les résultats sont encourageants, puisqu’une nette amélioration (50 %) des habitudes alimentaires chez les enfants a été constatée. Une analyse préliminaire des résultats montre ainsi que les enfants sont devenus conscients que « l’eau est le meilleur liquide pour leur corps », de même qu’ils sont conscients de l’importance de consommer tous les jours cinq portions de fruits et de légumes.
En ce qui concerne les habitudes alimentaires des enfants, l’analyse préliminaire des résultats montre une baisse considérable de la consommation de chips (le taux des enfants consommant des chips a baissé de 65 % avant les sessions à 42 % après avoir suivi la formation) et des boissons gazeuses (de 28 % à 19 %).
« Les changements des modes de vie actuels n’ont pas encore évolué significativement », explique Carla Habib Mourad, nutritionniste et coordinatrice du programme, au cours d’une conférence organisée récemment pour présenter les résultats. Les analyses des résultats montrent en fait que les enfants continuent de passer de longues heures devant la télévision ou à jouer à des jeux électroniques. « Les sessions ont duré trois à quatre mois, fait remarquer Carla Habib-Mourad. Cette période n’est pas suffisante pour induire et constater des changements de comportement mesurables. » Sans oublier que tous les enfants n’ont pas un accès à des endroits où ils peuvent pratiquer du sport, que les élèves ont un accès facile aux aliments calorifiques dans leurs écoles et que tous les parents ne voient pas l’intérêt d’instaurer à leurs enfants un mode de vie sain.

Taux alarmants d’obésité
Nahla Hwalla, doyenne de la faculté d’agronomie et des sciences alimentaires à l’Université américaine de Beyrouth et directrice du programme « Ajial Salima », a expliqué que « ce programme est une première étape cruciale dans le cadre des efforts visant à changer les habitudes alimentaires des enfants et à les encourager à pratiquer des activités physiques ». Cela est d’autant plus important que les « études internationales montrent que 30 % des préscolaires obèses, 40 % des écoliers obèses et 80 % des adolescents obèses deviennent des adultes obèses ».
Au Liban, la prévalence de l’obésité a doublé en l’espace de dix ans. Une étude menée en 2009 par une équipe de huit personnes, conduite par Nahla Hwalla et Abla Sebaï, professeur d’épidémiologie à la faculté de santé publique de l’AUB, montre en fait que 32,1 % des enfants et adolescents soit sont obèses (10,9 %) soit affichent un excès de poids (21,2 %). Également d’après cette étude, les garçons de 6 à 9 ans souffrent d’obésité plus que les filles du même âge avec des taux respectifs de 19,5 % et 12,8 % en 2009 contre 11,3 % et 9,8 % en 1997. Idem chez les adolescents de 10 à 19 ans : 14,9 % des garçons et 6 % des filles sont obèses, contre 9,7 % et 3 % en 1997.
« Une action doit être prise parce que les études montrent que 50 % des enfants obèses à l’âge de 6 ans et 66 % des enfants obèses à l’âge de 10 ans resteront obèses toute leur vie, indique Nahla Hwalla. De plus, l’obésité est un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle, le diabète et certains types de cancer comme le cancer du sein et du colon. »
Et Nahla Hwalla de conclure en insistant sur la nécessité de prévenir l’obésité en mieux sensibilisant les élèves à de bonnes habitudes alimentaires, en encourageant l’activité physique à un niveau national. Elle met également l’accent sur l’importance de procéder à un dépistage et une prise en charge précoce des enfants à risque, ainsi qu’à la mise en place de stratégies nationales pour lutter contre ce fléau.
Représentant le directeur général du ministère de l’Éducation, Nina Laham a affirmé que « le ministère soutient à fond le programme “Ajial Salima” et aide à sa mise en œuvre, parce que nous sommes conscients du fait que l’enfance est la période primordiale pour promouvoir les bonnes habitudes alimentaires et les programmes de prévention de l’obésité ». « L’éducation est l’outil le plus efficace qui permet de nous assurer que les enfants comprennent l’impact positif de la nutrition et de l’activité physique sur leur santé », note-t-elle.
Karine Antoniades Turk, responsable à Nestlé, note enfin que le programme « “Ajial Salima” vise non seulement à apprendre aux enfants de 9 à 11 ans les meilleurs mode alimentaire et hygiène de vie, mais œuvre de manière à leur permettre d’inclure ces enseignements dans leur vie au quotidien ».
Quelque 2 389 élèves dans vingt écoles publiques et huit privées ont bénéficié à ce jour du programme « Ajial Salima » (des générations saines), deux ans après son coup d’envoi. Ce programme, lancé par Nestlé, est exécuté au Liban en coopération avec l’Université américaine de Beyrouth. Le but est de promouvoir les bases d’une alimentation saine et d’un mode de vie sain chez les enfants de 9 à 11 ans.Pour ce faire, douze sessions instructives réparties sur une période de douze à seize semaines ont été organisées à l’intention des élèves concernés par le programme. Les sessions étaient interactives et comprenaient des travaux pratiques sur la nutrition, l’alimentation saine et l’activité physique. Les élèves ont par la suite répondu à un questionnaire pour évaluer leurs progrès.Les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut