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Économie - Aviation

Air France-KLM confirme attendre l’embellie pour le second semestre

Le groupe franco-néerlandais a divisé par deux sa perte d’exploitation au printemps.

Air France-KLM, deuxième groupe aérien européen, est né en 2004 du rapprochement des compagnies française et néerlandaise du même nom. Éric Piermont/AFP

Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM, en pleine restructuration, a confirmé hier attendre une amélioration de ses résultats au second semestre, après avoir divisé par deux sa perte d’exploitation au printemps grâce au transport de passagers.
Comme prévu, le groupe a creusé sa perte nette au deuxième trimestre (895 millions d’euros contre 197 millions). Mais sa perte d’exploitation s’élève à 66 millions contre 145 millions au deuxième trimestre de 2011, a annoncé le groupe aérien.
« Le point positif du trimestre écoulé est que l’activité majeure (le passage) a bien résisté et n’a pas été, à ce stade, affectée par le ralentissement économique mondial, et plus spécialement par le ralentissement en Europe et en France », a commenté le directeur financier, Philippe Calavia, lors d’une conférence téléphonique.
Il a souligné que le trafic passager avait été « plutôt positif » au deuxième trimestre, +2,4 %, soit 55,8 millions.
« Par contraste, le transport de marchandises (cargo) est confronté aux conséquences du ralentissement du commerce économique mondial », a-t-il dit. « On a eu beau baisser les capacités de manière forte, le trafic a baissé sur le trimestre (-6,9 %) comme sur le semestre (-6,4 %) », a-t-il ajouté.
S’agissant de la perte nette, elle s’explique pour partie par une provision de restructuration de 368 millions d’euros, « dont l’essentiel est destiné à financer le plan de départs volontaires de la compagnie Air France », a expliqué M. Calavia.
Air France-KLM, deuxième groupe aérien européen, est né en 2004 du rapprochement des compagnies française et néerlandaise du même nom.
Il a initié en janvier un plan de restructuration avec l’objectif de réduire de deux milliards la dette du groupe tout en économisant deux milliards à l’horizon 2015.
Pour y parvenir, le groupe entend améliorer sa productivité. Air France supprimera en outre 5 122 postes d’ici à la fin de 2013, soit 10 % de ses effectifs.
Les comptes du deuxième trimestre ont également été plombés par « une variation négative des dérivés de 372 millions d’euros », sorte de provisions pour des pertes potentielles liées à la couverture carburant.
Philippe Calavia s’est par ailleurs félicité de la diminution de l’endettement. « Nous avons commencé l’exercice avec une dette de 6 515 milliards, elle a baissé de 280 millions sur le semestre », a-t-il détaillé.
« Même si les résultats de ce deuxième trimestre sont en amélioration par rapport à ceux de l’année précédente, ils sont encore négatifs », a relevé de son côté le président du groupe Jean-Cyril Spinetta, cité dans le communiqué.
« Dans un environnement économique mondial de plus en plus incertain auquel s’ajoutent la volatilité du prix du pétrole et l’instabilité des monnaies, l’amélioration de notre productivité et de nos coûts est plus que jamais nécessaire », a-t-il ajouté.
Philippe Calavia a estimé que le groupe n’avait pas d’autre choix que la restructuration.
« Les mesures que nous proposons sont des mesures qui sont destinées à assurer la survie de l’entreprise, son rebond et sa croissance. Ce ne sont pas des mesures destinées à faire plaisir aux actionnaires, qui sont d’ailleurs plutôt mal traités », a-t-il conclu.

(Source : AFP)
Le groupe franco-néerlandais Air France-KLM, en pleine restructuration, a confirmé hier attendre une amélioration de ses résultats au second semestre, après avoir divisé par deux sa perte d’exploitation au printemps grâce au transport de passagers.Comme prévu, le groupe a creusé sa perte nette au deuxième trimestre (895 millions d’euros contre 197 millions). Mais sa perte d’exploitation s’élève à 66 millions contre 145 millions au deuxième trimestre de 2011, a annoncé le groupe aérien.« Le point positif du trimestre écoulé est que l’activité majeure (le passage) a bien résisté et n’a pas été, à ce stade, affectée par le ralentissement économique mondial, et plus spécialement par le ralentissement en Europe et en France », a commenté le directeur financier, Philippe Calavia, lors d’une...
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