Barack Obama est à la merci d’un possible ralentissement de l’économie qui risquerait de lui coûter la Maison-Blanche. Yuri Gripas/AFP
M. Obama et son équipe pilonnent les arguments de M. Romney selon lesquels son expérience dans les affaires ferait de lui un bon président pour l’emploi des Américains. Mais ces attaques paraissent avoir moins d’influence sur les électeurs que leur pessimisme. Le site RealClearPolitics, dans sa moyenne des sondages nationaux, attribue 46,4 % des intentions de vote à M. Obama et 45,1 % à M. Romney. Une avance de 1,3 point à comparer aux 3,6 points de début juillet, même si le spécialiste des sondages Nate Silver, sur le site du New York Times, accorde à M. Obama 65 % de chances d’être réélu grâce à l’avance qu’il maintient dans certains États décisifs. À longueur de discours, le président sortant appelle ses troupes à se mobiliser en prévenant que l’élection sera « serrée ».
Parmi les grands rendez-vous de la campagne à venir, dont le rythme devrait s’accélérer en août, M. Romney doit encore divulguer le nom de son colistier ; les deux partis organiseront leurs conventions présidentielles fin août et début septembre ; trois débats télévisés sont en outre prévus les 3, 16 et 22 octobre. Mais pour Thomas Mann, de l’institut Brookings, « ce seront les nouvelles de l’économie qui seront les plus importantes ces cent prochains jours ». « Tous les gouvernements du monde ont beaucoup de mal à se faire réélire en cette période difficile pour l’économie », explique-t-il.
En attendant, les deux camps se rendent coup pour coup, sur les thèmes de la politique étrangère ou de la défense des PME. M. Romney accuse M. Obama de professer une conception de l’économie « étrangère à l’expérience américaine ». De son côté, la Maison-Blanche a monté une impeccable contre-programmation de la tournée actuelle de M. Romney à l’étranger.
(Source : AFP)


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