Walid Moallem, lors de sa conférence de presse conjointe avec Salehi à Téhéran, hier. Photo Reuters
M. Moallem, accueilli par son homologue iranien Ali Akbar Salehi, a ainsi tenu une conférence de presse commune avec ce dernier. Les rebelles syriens à Alep seront « sans aucun doute vaincus », a déclaré hier M. Moallem, ajoutant que « le peuple syrien se bat aux côtés de l’armée » contre les rebelles. L’armée mène depuis samedi matin une violente offensive sur Alep, deuxième ville et poumon économique du pays, afin d’en déloger les insurgés. M. Moallem a dans la foulée accusé « le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie et les pays étrangers à la région d’empêcher la fin des affrontements » en soutenant les rebelles et en leur fournissant des armes.
Alors que le régime assimile rebelles et opposants à des « groupes terroristes armés » financés par l’étranger, M. Moallem a affirmé que des combattants étaient entrés en Syrie depuis la Turquie et l’Irak voisins. « Les terroristes qui entrent en Syrie depuis la Turquie sont de nationalités libyenne, tunisienne et égyptienne, et ceux qui sont entrés en Syrie depuis l’Irak et ont été arrêtés sont membres d’el-Qaëda », a-t-il dit, avant d’indiquer que « les points de vue de l’Iran et de la Syrie sur la situation en Syrie sont totalement conformes ».
Pour sa part, M. Salehi s’est dit certain que « le peuple syrien vaincra » face aux rebelles et aux pays qui les soutiennent. « Nous assistons à un complot brutal mené par plusieurs pays à la tête desquels se trouve le régime sioniste », a affirmé M. Salehi en demandant aux pays de la région de « réfléchir (...) aux conséquences néfastes » de leur politique de soutien aux insurgés.
En outre, Ali Akbar Salehi a déclaré que « penser naïvement et faussement qu’en cas de vide du pouvoir en Syrie (...) un autre gouvernement pourrait arriver au pouvoir, je crois que ce n’est qu’un rêve (...). C’est une illusion. Nous devons regarder attentivement ce qui se passe en Syrie ». Mardi, le chef d’état-major adjoint des forces armées iraniennes, le général de brigade Massoud Jazayeri, avait déjà averti que les alliés de la Syrie « ne permettront pas un changement de régime » à Damas et « porteront des coups décisifs aux ennemis » en cas d’intervention dans le conflit.
M. Moallem doit également rencontrer Saïd Jalili, le secrétaire du Conseil suprême de la Sécurité nationale, ainsi que le président du Parlement, Ali Larijani.
(Source : agences)


Isma3oul hikmata...
01 h 37, le 30 juillet 2012