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Liban - L’Éclairage

Révision de la formule paritaire : le Hezbollah retourne à son antienne

Durant ses dernières prestations télévisées, Hassan Nasrallah avait appelé à la tenue d’une conférence nationale entre les différentes parties pour plancher sur une nouvelle formule politique et un nouveau pacte d’honneur libanais, sous prétexte que la formule actuelle ne fonctionne plus. Le secrétaire général du Hezbollah attrapait ainsi au bond la balle lancée par le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, qui s’était prononcé en faveur d’un nouveau pacte interlibanais sur des bases claires et sincères, une fois que les options nationales auront été déterminées.


Et voilà maintenant que c’est le secrétaire général adjoint du parti, Naïm Kassem, qui revient à la charge. Dans une allocution toute récente, ce dernier a prôné une rupture avec la parité, qui rend complexe tout effort de productivité au Liban, a-t-il dit. Les responsables du Hezbollah s’attellent d’ailleurs actuellement à la tâche pour tenter de créer les conditions d’une nouvelle équation politique et d’une nouvelle formule qui viendrait remplacer Taëf, à travers un réexamen de la Constitution.


Pour un ancien ministre, les critères avancés par ces responsables constituent une entrée en matière pour une révision en bonne et due forme de la Constitution, à l’heure où certaines parties de l’opposition sont plus que jamais attachées à la Constitution, àTaëf et à la formule paritaire.


Cette initiative du Hezbollah intervient au moment où la polémique bat son plein entre les différentes composantes politiques du pays sur différentes questions nationales fondamentales. Si bien que les constantes sont désormais érodées, relativisées au gré des points de vue des uns et des autres, et que, tout au bout, ce n’est autre que la rupture qui pointe le bout de son nez. C’est à croire, comme le dit un ancien ministre, que certaines parties libanaises tentent de pousser vers un changement de formule en faisant la promotion de l’idée selon laquelle la formule de Taëf est devenue invivable et incapable de constituer un cadre viable pour résoudre les différents problèmes et assurer l’édification d’un État fort.
L’initiative du président de la République, Michel Sleiman, vis-à-vis du régime syrien semble avoir constitué la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, surtout après la « bourde » du ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, qui, au lieu de convoquer l’ambassadeur syrien comme prévu pour lui remettre un télégramme de protestations contre les violations syriennes de la souveraineté libanaise, a adressé un mémorandum au régime syrien à travers les canaux diplomatiques traditionnels en « souhaitant » que ces agressions ne se répètent pas. L’attitude de Mansour au sujet de la demande de Michel Sleiman n’est d’ailleurs pas sans susciter l’étonnement d’un ancien ministre qui a pris part aux réunions de Taëf : le président n’est-il pas le chef de l’État, son symbole ? N’est-il pas la seule autorité à prêter serment de protéger la Constitution ?


Cette affaire, qui fait suite à celle du ministre Charbel Nahas – lequel avait refusé de s’en tenir à la décision du Conseil des ministres et de signer un décret d’application, ce qui l’avait poussé à démissionner –, pose le problème de la nécessité de développer et réformer Taëf pour en corriger les erreurs et les failles. Tous les présidents de la République depuis 1990 en ont d’ailleurs exprimé la volonté, au fur et à mesure que la pratique révélait des brèches dans le système, se heurtant systématiquement au refus de certaines parties politiques.


Nombre d’anciens ministres conviennent qu’il existe un nombre important de failles dans le système issu de Taëf, qui est en manque d’autorité de référence : le président de la République est le symbole de la nation mais ne possède pas les prérogatives consolidant sa position. C’est un « roi nu », un arbitre qui n’a pas les moyens de ses fonctions. Il ne peut démettre un gouvernement, dissoudre la Chambre ou demander des comptes à un ministre. Tout cela nécessite une unanimité. La Constitution lui a certes donné le pouvoir d’adresser une lettre à la Chambre. Mais que faire si cette dernière ne répond pas ?


Toute cette problématique ressurgit donc maintenant de plus belle. D’autant que le Léviathan syrien n’est plus à même de contrôler les rouages de la vie politique comme c’était le cas sous l’ère de la tutelle. Mais certaines parties de l’opposition ne cachent pas leur crainte que certaines composantes du 8 Mars, notamment le Hezbollah, utilisent le débat sur les prérogatives pour tenter de supprimer la parité et d’imposer la « tripartition », après l’échec des tentatives dans ce sens qui ont suivi la guerre de juillet 2006 avec la conférence de La Celle-Saint-Cloud. Le courant du Futur s’inquiète ainsi du fait qu’une remise en question de la parité instaurée par Taëf ne conduise à mettre sur la sellette l’ensemble de la formule libanaise. Une fois de plus, la réponse pourrait se trouver dans les précieux procès-verbaux de la conférence, qui sont toujours soigneusement tenus à l’écart du public par l’ancien président de la Chambre, Hussein Husseini. Mais pour quelle raison au juste ?

Durant ses dernières prestations télévisées, Hassan Nasrallah avait appelé à la tenue d’une conférence nationale entre les différentes parties pour plancher sur une nouvelle formule politique et un nouveau pacte d’honneur libanais, sous prétexte que la formule actuelle ne fonctionne plus. Le secrétaire général du Hezbollah attrapait ainsi au bond la balle lancée par le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, qui s’était prononcé en faveur d’un nouveau pacte interlibanais sur des bases claires et sincères, une fois que les options nationales auront été déterminées.
Et voilà maintenant que c’est le secrétaire général adjoint du parti, Naïm Kassem, qui revient à la charge. Dans une allocution toute récente, ce dernier a prôné une rupture avec la parité, qui rend complexe tout effort de productivité...
commentaires (5)

Pourquoi pas ? Mais, après la naturalisation de TOUS les Libanais ÉMIGRÉS, de par le monde, de la première génération jusques aujourd'hui, et leurs enfants et petits enfants, pour que la balance se rétablisse. Alors, pourquoi pas ? Le Patriarche El Raï entend ça bien sûr.

SAKR LEBNAN

10 h 47, le 28 juillet 2012

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Commentaires (5)

  • Pourquoi pas ? Mais, après la naturalisation de TOUS les Libanais ÉMIGRÉS, de par le monde, de la première génération jusques aujourd'hui, et leurs enfants et petits enfants, pour que la balance se rétablisse. Alors, pourquoi pas ? Le Patriarche El Raï entend ça bien sûr.

    SAKR LEBNAN

    10 h 47, le 28 juillet 2012

  • Et puis moi,j'aime l'arak nos/nos,pas telt/teltein...

    GEDEON Christian

    13 h 13, le 27 juillet 2012

  • Ce que le Hezbollah ne dit pas c'est que le Patriarce avait souleve la possibilite de retourner au pacte de 1943. Il etait bien mieux que Taef et preservait le Liban de non-gouvernabilite. Taef n'est pas mauvais mais requiert des amendements. Si ces banabaques du Hezbollah et leurs sbires le veulent, ces amendements sont le travail d'un mois au plus et le Liban sera a nouveau sur les rails. Mais une fois de plus, ils n'en veulent pas. Plus il y a chaos plus ils peuvent se developper et survivre. L'anarchie est leur terrain de predilection et un etat organise mettra leur existence meme en danger! Sous la menace des armes, il est hors de question de dialoguer et discuster de quoi que ce soit!

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 05, le 27 juillet 2012

  • Les "Malsains" résistanciels "fakîhdio-chiistiques" Collaborent avec les mêmes "sbir es pions" suite à une longue expérience dans ce milieu à la truffe vive et l'œil au vent ! Et qui déblatèrent depuis des décennies sur leur pseudo-arabisme "waliïyo-nusayrisé" Sectaire à la noix ; leurs affidés imprimant des timbres montrant le grimpant petit dernier, "divin Grimpion", sur les genoux de Crissante voix Pers(c)ée simili-exotique semi-désertique centre asiatique … super crispante ! Et y a "le Reste" Gros morceau à l'air "Très Mauvais" partout disséminé, ne trouvant place Nulle part car Grave "Nullité" alors : autant Poser à l'air Mauvais, ya waïyléhh. Et là, leurs "Nouveaux diplômés" qui voilà, style "garagistes ou dentistes" kifkif, avec dédain le Reste" dévisageant car pas Assez Mauvais, ya äaïynééhh ; pondant ainsi des "ConStitutionnelles théories" à 2 Aracks I m b u v a b l e s. Pas dupes, on sait que "cez-ébaubis" auront sûr toujours "l'Air Mauvais" ya hassértééhh, et resteront Pas Trop "beau". Mais bon, y a un plan !? Ne l'ayant pensé plus tôt, bassîîta maäléééch, alors, aux Sains qui Sentent Bons et sont Beaux de ce Beau Pays, qu'en signe de protestation ils se lèvent aux "vêpres et aux salâtes" pour crier au ciel : Mon dieu, ya allah hanoûn et miséricordieux, débarrassez-nous de tous ces "Malsains" please. Merci ! Allâhouakbar, éémîne, inchallah et ainsi soit-iiiiiiL sur "leurs Crânes".... dieu merci !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    03 h 35, le 27 juillet 2012

  • Même pas en rêve...ni aujourd'hui,ni demain...ni dans 500 ans...hochet puéril.

    GEDEON Christian

    21 h 00, le 26 juillet 2012

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